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LE RAPT DU SYMBOLE DE LA MEMOIRE ALGERIENNE.



La crise endémique d’un panier de crabes qui se chamaillent l’otage et le butin.


jeudi 25 novembre 2010
par Azouz Benhocine


Le parti FLN (algérien) vit l’une de ses crises pathologiques et endémiques, comme un malade subissant une rechute traumatique. Loin s’en faut cet article ne désire pas qu’un musée quelconque du pays accueille une coquille même si elle renferme une quelconque âme, ou bien que peut en faire un musée d’uniquement 3 lettres alphabétiques ?

A la fois des spasmes mais aussi une dégénérescence mentale parcourent un corps, pour le secouer comme pour le sortir du coma et le remettre sur pieds. Actuellement sur le bureau du président Bouteflika, outre que plus de 10 pétitions dénonciatrices et émises depuis le profond pays, des dossiers dénonçant des descendants de harkis et même des harkis sont Mouhafedhs (responsables départementaux) ou membres du comité central. Pour un titre qui a fait la libération…

Les algériens, impuissants de l’accaparement par une faction de citoyens surarmés d’opportunisme, du sigle aux 3 lettres « FLN » qui relève de leur patrimoine mémoriel et collectif, sont écœurés. Ce qui constitue une véritable dégradation de leur Histoire collective, et se réjouissent donc du spectacle qui leur est donné… Par la catégorie la plus criarde de ses connivences actuelles avec les « Fascislamistes » et celle qui a causé, par le passé la torture des poètes et l’exil des intelligences. Dont les pères du FLN historique, Abdelhamid Mehri parlait bien de courants politiques à l’intérieur de la superstructure.

Mais, comme citoyens, les algériens se questionnent aussi : pourquoi certains de leurs concitoyens ont le toupet de leur chiper le nom d’une organisation qui leur est chère, pour en faire la plateforme de leur « Kleptocratie » ? Car sur le plan sémantique, la libération du pays s’est concrétisée en 1962, avec l’indépendance chèrement payée par tous. Des rentiers se sont vus depuis la couverture de la souveraineté nationale, tuteurs du peuple. Et ont pris en otage l’Etat-Nation pour en inventer une puissance publique aussi imparfaite que démunie d’un projet sociétal qui fonde une Algérie stable, égalitaire et éprise d’évolution.

Le parti FLN se trouve actuellement en poussée de chaleur, comme une angoisse de conscience. Souffrant d’abord de son détournement du l’emblème valeureux. Et face aux regards de la population hagarde du règne pitoyable de ce qui est aussi le seul symbole de la corruption, les algériens s’offusquent aussi. La dégénérescence, chose qui a été entamée dès l’historique jour du 5 octobre 1988, n’est pas finale. Et la souillure du titre historique FLN n’aura jamais sa fin, puisque les enjeux de la rente semblent être interminables.

Alors les pseudos militants, de l’actuel parti FLN, assument totalement l’indignité du 3ème mandat de Bouteflika qui tire à sa fin. Leur organisation qui a fomenté cette attaque à l’encontre du moral de la population Ces dernières s’entendent désormais plus comme que d’habitude. Truanderie politique, plaquée sur le paysage démocratique qui n’a pas encore bougé aussi bien depuis l’indépendance que le 5 octobre 1988. L’une des vertus de la démocratie est de pouvoir dire ces choses, impossibles de les exprimer par le passé…

Les causes du désespoir qui s’est précisé dans le mental des algériens, sont en rapport avec son identité et sa mémoire partagée. Ce parti, qui colle à la démocratie sans y croire, dévoie la mémoire collective et génère une vraie tare. Car l’imposture, de l’accaparement du sigle FLN, est trop lourde dans la perception de ce qui la libération nationale.

L’orientation politique de post-Boumediene, l’émergence du parti unique parallèlement au conseil de la révolution, a diligenté sans aucune ambiguïté la marginalisation des citoyens doués, braves et honnêtes. Et elle fait de l’islamisme un rempart idéologique, jusqu’à ameuter un certain El-Ghazali pour appeler ouvertement à l’application de la charia dans un pays musulman.

Puis le Parti unique, dirigé au niveau central par une brigade de politicards notoirement renommés pour leur corruption, dont un certain Messaâdia a su opérer un brigandage dirigiste et bassement assoiffé d’écarter le génie. Les propres enfants de ce monsieur s’inscrivaient à plusieurs reprises pour des stages, de plusieurs mois et années, à l’étranger avec les sociétés du secteur public, sans jamais assister à une moindre séance de formation. Alors qu’une masse d’autres jeunes le constatait dans l’impuissance.

Des entreprises du secteur public ont connu carrément une pléthore parmi leurs personnels formés à l’étranger. Plusieurs fils portant des noms comme Goudjil, Zouatène, Sbaâ et Abada (mais la liste est vraiment longue) ont été relevés par le service des ressources humaines, les autres stagiaires et les syndicats. Sans pouvoir faire part à la presse ou autres institutions de contrôle. Cette traçabilité gravée dans les gênes de ce parti… A été reprise par Belkadem qui, a pour idole El-Khomeiny, dirige actuellement l’ex parti unique. Ce qui donne à ses détracteurs la détermination de se frotter les mains pour lui succéder, lui enlever le patrimoine volé à tout un peuple.