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Zidane en timbre de collection, alors qu’il est médit par des journalistes et certains éditeurs littéraires.



Qu’elle est difficile l’exclusion d’un dieu !


mercredi 6 janvier 2010
par jaco


Le déchaînement de certains organes et plumes de la presse française ainsi que d’éditeurs littéraires, qui se veulent, les deux, spécialistes « es investigation », contre l’emblématique Zinedine Zidane, sont animés d’une volonté de nuisance qui dit ouvertement son nom : l’exclusion ! La discrimination et le rejet du beur, insoumis aux parutions pléthoriques dans le gotha people les prive de matière à refourguer aux lectorats de basse échelle. D’emblée il faut insister qu’il existe aussi des travaux qui ont l’honnêteté intellectuelle et humaine pour être qualifiées de justes.

C’est le 11 janvier 2010 que le timbre de collection « Timbre Collector » à l’effigie du footballeur Zinedine Zidane, sera mis en vente. Il lui est dédié non pas comme sportif, mais comme le parrain de l’Association Européenne contre les Leucodystrophies (ELA). Un euro sur chaque planche de 10 timbres, vendue sera reversé à l’Association Européenne contre les Leucodystrophies (ELA) que parraine l’ex-star du football français.

Il les agace de rester loin des feux de la rampe, de ne pas leur permettre de toucher à sa vie priver et de marquer son indifférence à l’avidité quasi généralisée des personnalités hexagonales de paraître plus qu’il en faut dans les médias. On lui reproche donc de mener une vie secrète. Ils les malmènent de ne pas leur permettre les outrages qu’ils désirent réellement. De ne pas lui trouver le non-paiement de ses impôts, comme l’idole rock Johnny Halliday qui a été jusqu’à changer de nationalité et bénéficier du racolage politicien à la même période du présidentiable Sarko, il dérange de sa probité.

Le fait de se différencier ainsi et de ne pas se soumettre au dictat des médias, de ne pas plonger dans le monde politique comme le judoka David Douillet et de prendre distances des manipulateurs de tous bords, le grand déploiement de ces écrits restent des réflexes à classer parmi ceux qui disent que l’exclusion est même une religion française à l’égard des ressortissants de certaines communautés, notamment Maghrébine.

Le reproche le plus mis au devant, est l’inévitable coup de boule, de quelqu’un qui devait encaisser une insulte sans broncher. Et d’un footballeur « Materazzi » qui a accumulé bien plus de sanctions que le dieu des stades Zizou. Ce dernier a reconnu avoir proféré non pas des propos racistes mais des insultes à l’égard de la sœur. Depuis ce geste, il a cessé de jouer !

Faute de ne pas lui enlever les mérites de son talent de footballeur, on le présente comme une énigme et même un mystère. Alors que depuis des années, les français le plébiscitent parmi les 3 premières personnalités. Après avoir succédé à l’abbé Pierre, et le sera en tête à 6 reprises d’août 2000 à juillet 2007. En comparant maintenant la tricherie de Thierry Henry à sa riposte pour insulte, la morale n’a aucune place quand on inverse qu’il est plus grave de faire son geste et moins ignoble de truquer le jeu. A travers divers sondages, une majorité de Français a même décrété qu’il avait eu raison de réagir de la sorte. Ce coup de boule ne lui a rien coûté.

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Souvent présenté comme fils de harki, alors qu’il ne l’est pas, Zidane est attaqué de la manière la plus abjecte quand il s’agit de l’Algérie. « Auriez-vous aimé que la France et l’Algérie se retrouvent dans le même groupe (NDLR : lors de la prochaine Coupe du Monde) », lui a été demandé dans France-Football. « Pas du tout ! Le plus tard sera le mieux. J’ai envie que ces deux pays aillent le plus loin possible. » « Quel regard portez-vous sur les Bleus ? » , l’interroge-t-on. « Il y a du bon et du moins bon. Cette équipe est critiquable, mais je préfère en ressortir le positif, même si c’est difficile de la voir jouer ainsi alors qu’il y a des bons joueurs. Je défends cette équipe et je la vois faire de grandes choses en Afrique du Sud. » Une pub vantant les mérites du tourisme en Algérie sous l’égide de l’opérateur de téléphonie, Wataniya Telecom Algérie, dépositaire de la marque Nedjma dont Zizou est (aussi) l’ambassadeur, est considérée comme une lèse-majesté de l’Algérie envers la France, par nombreux journalistes.

Les éditeurs littéraires pensent investir un fructueux filon. Celui qui a publié le livre de la journaliste d’origine marocaine « Besma Lahouri », par hasard qui n’est pas d’un autre pays, dit : « Cette enquête, menée dans toute l’Europe pendant plus d’un an et demi, n’a pas été sans difficultés, comme on sait, puisque deux détenteurs du manuscrit se sont fait cambrioler tour à tour. » Un tel résumé résonne comme une dénonciation. Du moins, il interpelle juges et flics à la fois.

Zizou est un mystère, une proie des plus désirées, pour les arcanes de la plume parfumée de scandales. La fiction semble absente quand on perçoit que la réalité est pourtant impure ? C’est aussi l’intrus, dans le paysage public réservé aux français de bonne souche, qu’il faut mâter. Le mec issu de l’immigration algérienne, exemple à ses semblables, fait le contraire de Dati en se tenant loin des flashs. L’auteur de l’ouvrage est Besma Lahouri, journaliste indépendante dit-on mais de qui ? Habituée aux enquêtes sensibles, avec L’Express où elle a taillé déjà des costumes, dans le segment de l’apparence trop médiatique des individus dans la société : la vie des personnalités.

Désirant de le piéger et de l’accabler à propos du débat sur l’identité, il n’a lésiné d’être claire : « Je ne me suis jamais posé la question de mon identité. J’ai fait partie de l’équipe de France, j’ai été embarqué dans le même bateau que mes copains, point final. » De même que les âmes bien pensantes l’ont poussé de dire des choses sur les problèmes des banlieues avec une mise en exergue de son appartenance aux cités nord de la cité phocéenne, peine perdue, il a suivi une retenue digne de ne pas rajouter de l’huile sur le feu. Le piège évité !

Mais c’est aussi et surtout ses revenus pour et avec les opérateurs économiques qui lui sont enviés, sinon avec la recherche de le priver de ces actions de marketing. Frank Riboud, le patron de Danone, l’a fait entrer au conseil d’administration de Danone Communities. Adidas l’a gardé comme porte-étendard. Avec d’autres, Generali et Orange ont continué à exploiter son image.

Là vraiment, il n’y a pas de plus bas ! Quand d’autres personnalités exercent de telles activités aucune réaction ne vienne faire un moindre reproche.