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La finance islamique où l’économie féodale prétend au 21è siècle.



Sans intérêts mais avec l’escroquerie capitaliste de rémunérer les usuriers.


samedi 7 décembre 2019
par Azouz Benhocine


Ecouter l’article. Le développement de la finance islamique n’est pas le grand boom auquel ont fait allusion certains théoriciens. Il tient son chemin, mais n’a pas pu être à la hauteur de son ambition déclarée lors de son avènement qui peut être si lointain, sinon revenant à l’avènement de l’islam. La troisième voie entre le capitalisme et le communisme qui viserait à établir un ordre économique plus juste, est juste une prétention affabulatrice. Mais des opérateurs et des idéologues y adhèrent pour trouver une clientèle considérablement attachée aux préceptes.

Voir en ligne : Notre dossier : crise éternelle du capitalisme.

La démagogie sert à fausser la réalité, comme dans les mécanismes utilisés dans la pratique de l’économie islamique, où le prêteur est aussi rémunéré. Contrairement à l’idée « halal » où est dénié le droit d’avoir des bénéfices sur des produits financiers, le business a sa plus-value. Sans ça l’investisseur ne concède pas d’être le promoteur du placement de ses fonds.

Alors la spéculation, plus qu’elle se modernise, dans ce cas où 1 700 milliards constituent les fonds se féodalise. Quand ce système financier avance dans des contrées où la mobilisation pour le développement nécessite la confiance, nous avons tenté de savoir. Peu importe les interprétations la plaque tournante régionale de la finance islamique, le Conseil consultatif sur la finance islamique de l’AIFC a été créé en par des experts internationaux.

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Selon les principaux acteurs du secteur, les valeurs dans ses trois principaux activités (banque, marchés des capitaux et TAKĀFUL) sont estimés à 2,05 milliards USD en 2017, avec une croissance de 8,3% de l’actif en dollars US. Et inversement, on peut l’estimer en stagnation dans la croissance des actifs, en comparant les années : 2017 avec 1,89 milliards USD et 2016 avec 1,88.

Cela veut bien dire que cette économie brasse plusieurs milliers de milliards de dollars, selon le rapport sur le développement de la finance islamique 2018, cette lente croissance persiste. L’industrie financière islamique est montrée avec une augmentation annuelle de 11% à 2,4 milliards de dollars US d’actifs. L’augmentation est de 6% par rapport à 2012, pour les chiffres communiqués pour 56 pays, principalement au Moyen-Orient, en Asie du Sud et du Sud-Est.

Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), les actifs du secteur bancaire islamique représentent 14% du total des actifs bancaires, alors qu’il est en expansion dans d’autres géographies. Selon un article du média spécialiste du business « Blommberg » (lire ICI), c’est le Kazakhstan, la plus grande économie d’Asie centrale, qui est à la tête de l’expansion moderne de ce système de finance éthique dans la région.

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Principalement, les 3 opérations bancaires islamiques sont :
- 1- Takaful : assurance islamique, le modèle classique de couverture des risques et autres dégâts, contre cotisation annuelle.
- 2- Sukuk : obligations islamiques, qui sont des actions vendues sur le marché mondial et dont les investisseurs ne manquent pas
- 3- Et le marché des capitaux de la charia : l’usage des fonds islamiques, où l’exploitation des dépôts mobilisés généralement dans l’immobilier et les projets économiques.

La finance islamique reste très concentrée en Iran, en Arabie saoudite et en Malaisie. Malgré une forte la démographie des investissements dans ces pays, les fonds islamiques restent modestes par rapport aux autres modes de capitalisation. Cependant, le numérique pourrait changer tout cela, à l’instar d’autres secteurs économiques qui vivent cette révolution. Dans la mesure où les entreprises de gestion de patrimoine islamique peuvent être aidés et servir un plus grand nombre d’intervenants. Mais l’attractivité n’est pas prouvée.

Illustration.
Par DiLeeF "Creative Commons Attribution-Share Alike" in Wikipedia - Sayyid Abul Ala Maududi (Maulana Maududi) (25 septembre 1903, 22 septembre 1979) théologien pakistanais fondamentaliste, très influent et fondateur du parti pakistanais Jamaat-e-Islami. Auteur de : The Economic Problem of Man And Its Islamic Solution principal théorie sur la finance islamique.

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