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"La haine de soi" que les censeurs ressentent, en Algérie, pour la critique sociale



Celui qui ne sait pas est un imbécile et celui qui fait semblant de ne rien savoir est un criminel !


mardi 5 février 2019
par N.E. Tatem


Ils appellent "la haine de soi" quand on en veut à la pure bêtise. L’insanité nourrie de son affichage arrogant, est une adversité alliée à la calamité. Laquelle gagne la priorité, dès lors que l’on désigne, sans détours, le portrait de la gaucherie collective. C’est comme un irrespect du peuple, de la nation et de la culture quand une expression ravage l’état d’ébriété dans lequel les marcheurs d’une parade funéraire se dirigent nus à la mosquée. Et pour la mort, le devoir de silence et de tous les égards, dont de ne pas faire offense par le propos...

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Tous les sujets discutés en Algérie s’entrecroisent dans divers thèmes que l’imaginaire recèle. Aussi bien la politique, que l’économie, ou la sociologie, sinon la culture et même la mémoire s’associent dans les discours qui affirment que « la haine de soi » est le propre des intellectuels comme Kamel Daoud ou bien Boualem Sensal. Ah, ces deux-là !

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D’abord chez les psys, "la haine de soi" est une individualité. C’est un sentiment inconscient, il n’est pas idéologique ou philosophique. Comme aiment les intellectuels algériens aborder les tabous de leur communauté, appartenance et identité, elle sert ! Cette monstruosité ne s’applique pas à tous vents et n’importe comment. L’être monstrueux qui la formule désire à tout prix dissimuler aux autres et à lui-même, sa créature blessée par les brimades, les vexations et biens d’autres interdits.

Mais, il s’agit bien d’avis de censeurs patentés qui procèdent comme l’inspection de la tribu qui n’admet pas la « critique sociale », la critique corrective fondamentale dans l’apprentissage de la synergie. Alors les commanditaires du terrorisme, qui a semé la pire hécatombe de l’époque contemporaine, peuvent dormir en paix et sur leurs deux oreilles. Les veinards, ils ont acquis des connivences de partout !

Le candidat, le plus en vue, à l’élection présidentielle en Algérie, Ali Ghediri, a expliqué la force de l’islamisme dans son pays, par la volonté des décideurs de neutraliser le peuple. De cette manière aussi procèdent ceux dérangés quand on cite les horreurs du terroriste et du harki qui demeurent Algériens, malgré leur sombre destin. C’est-à-dire l’épouvantail fonctionne tellement bien. La violence des mêmes dirigeants algériens, après plus de 30 années du 5 octobre, les a préservés au pouvoir…

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Est-ce la population algérienne est susceptible d’être diagnostiquée comme une communauté qui est soumise aux échelles de valeurs ? Ou bien, il faut admettre cette nature qui ne se laisse pas domestiquer. Et surtout ne transite par la postmodernité que parce que la cruauté représente son épreuve de passage à l’harmonie adaptée à la l’universalité.

En réalité, le volume de la voix est comme atténué. Les intervenants qui font usage de la « haine de soi » se sentent frustrés d’une ignorance fatale et de la qualité de manier la franchise acerbe qui ne nuit en rien au merveilleux miroir de s’auto-immuniser. Un manque ou une faiblesse de la poésie insolente, libérée des courtoisies et absurdes politesses.

Ne pas être dans l’érudition qui détermine le mal, c’est plus grave que de s’asseoir sur ce dernier pour se brûler l’invisible derrière. Et l’identification, des tares collectives en commençant par les pires, convient pour l’acte vital d’éradiquer la douleur du feu destructeur. Subir d’une manière malaisée, surtout pour les élites défendant leurs écoles respectives, fait bien marcher l’avancée historique que retardent les faux dévots.

Alors dites encore que c’est la haine de soi, quand on avoue le malheur d’être, ensemble, analphabète car on est tous sur le sentier qui mène nulle part !

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