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Donald Trump où le triomphe du projet de société ultraconservateur



Sondages flatteurs, corruption des médias corporatistes et ratage démocrate de Bernie Sanders


mercredi 9 novembre 2016
par Azouz Benhocine


Les grandes entreprises de Wall Street qui avaient misé des milliards de dollars dans l’influence politique de lobbying et de financement des campagnes électorales, avaient un choix morne en tentant de garder les normes classiques qui gouvernent à Washington. Sur sa lancée, Donald Trump, a gagné devant 7 autres candidats l’investiture du parti républicain. C’était la 1ère expérience qui le donnait bien parti pour occuper le bureau ovale. Mais les médias qui se confiaient aux sondages flatteurs, dont la fausseté est maintenant reconnue, ont montré la défaillance des opinions tout à fait liées à la bassesse du retard des institutions et de l’establishment...

Voir en ligne : Notre dossier : USA Etats-Unis

En plein, dans l’ère nouvelle qui habite le capitalisme où le rêve américain est réellement une illusion, Trump a réussi à abattre les derniers vestiges du respect des institutions américaines qui représentaient une démocratie quasi inerte et qui a refusé l’esprit inclusif dans la vie publique, des réformes. Le nouveau président des Etats-Unis a explosé les fissures de notre vie économique, politique et sociale. Avec une force curieuse, telle une étrange attraction pour sa personnalité iconoclaste, un système vieillissant qui glisse vers une droite populiste, tombe. Celui qui a l’énergie toxique courtisant, elle, les peuples autochtones qui font triompher les dérives historiques, comme le fascisme.


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La démocratie américaine n’est pas aussi rose que comme le galvaudent les élites qui sont serviles à l’hégémonie. Et n’est pas aussi parfaite que comme la lui accordent les idéologues de l’ultralibéralisme. Ils placent l’entreprise bien devant l’humain et toute l’intelligence qu’il recèle. Malgré des décennies que les prisons des USA soient pleines de la population pauvre et prioritairement noire descendante des esclaves, laquelle est aussi massacrée par la police qui bénéficie de l’impunité, le système politique américain a toujours été présenté comme modèle.

Encouragé à faire valoir son archétype jusqu’au point de l’autoriser, notamment par l’ensemble des alliés occidentaux, à agresser d’autres pays pour imposer son défectueux exemple, la domination du Monde s’était fixée agressive pour imposer cet objectif. Les présidentielles de 2016 nous apprennent que le ratage du peuple rythmé par les médias, n’est en rien meilleur avec toutes les guerres sur des terres lointaines. Ceux qui les initient avec moult injustices qui, en interne, réduisent la majorité des Américains à des sujets soumis aux institutions entretenant l’exclusion raciale, sont vendeurs d’armements.


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L’agression du Vietnam, sous une idée et l’ordre du président Kennedy, lui aussi encensé comme un ange, ou bien les rapports avec Cuba et presque l’ensemble des pays du Moyen-Orient où les conflits sont fomentés pour protéger le gendarme régional, l’Etat hébreu, en sont des rappels. On n’arrête pas de nous faire avaler que les États-Unis ont des lois qui protègent la propriété privée, encouragent l’innovation et facilitent le fonctionnement du marché, tout en n’empêchant pas d’être monopolisé par quelques-uns. Mais sans préciser qu’on veut l’oubli du reste : la catégorie des précaires ?

Les institutions et les normes politiques sous-jacentes sont en réalité confrontées à l’ère moderne où les populations discutent librement du 1% qui détient l’équivalent des richesses revenant au reste des 99%. La politique américaine est, pour raison du matérialisme historique, dans une phase iconoclaste de paupérisation grandissante et confrontée à l’arrogance des fortunés. Cette icône simple, d’un Etat cohérent, cible la morale comme fondement même de toute démocratie.


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Les leçons de la victoire de Donald Trump sont encore inconnues, à moins que l’on prenne toutes les visions préétablies qui lui sont attribuées, en vérités, sans que l’on observe les changements des anciennes pratiques qu’il a plusieurs fois tenté de dire. Oui, les relations russo-américaines en sont le sujet représentatif du désappointement qui écarte l’ancienne diplomatie de confrontation. Mais aussi concernant les conflits du Proche-Orient, qui ont été effacés lors de la campagne électorale, un nouveau sentiment d’impartialité a obligé de voter le républicain.

Depuis le début de la campagne électorale, les sondages ont constamment donné Hillary Clinton en avance sur Donald Trump. Au cours des dernières semaines, c’était quasi irréversible aussi. Nonobstant un système d’intelligence artificielle a préconisé une prédiction différente, pour le résultat de l’élection présidentielle. Un système, appelé MogIA, a utilisé 20 millions de points de données, à partir des plate-formes en ligne comme Google, YouTube et Twitter pour arriver à des prédictions à la conformité plus plausible avec les résultats.


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MogIA, fondé par une start-up appelée "Indian Genic.ai" a constaté que Trump a dépassé les chiffres des engagements sur les réseaux du Web que le président Barack Obama, lors de l’élection de 2008, avec une marge de 25%. Certes en 2008, Internet ne faisait autant mouche dans les tendances. Mais en 2016 les données et les algorithmes qui les traitent, sont plus denses et même réalistes. Depuis le début, ce pronostic se plaçait à faux pour les sondages, mais il n’a pas été pris au sérieux...

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