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Libération de Mossoul d’ISIS, des convoitises lorgnent l’après bataille



L’impact humanitaire d’une ultime offensive antiterroriste en Irak


mardi 18 octobre 2016
par Azouz Benhocine


Nous avons été les premiers à alerter à l’invasion barbare de la ville irakienne de Mossoul en juin 2014, alors que l’indifférence envers l’expansion des djihadistes qui avaient arboré une ample communication avec les cruautés en Syrie. Maintenant la seconde ville d’Irak est assiégée par des libérateurs aux intérêts divergents, la population qui n’a jamais été tellement réticente aux Emirs, seigneurs du Djihad, est avertie de l’éminence d’un assaut…

Voir en ligne : Notre dossier : IRAK

Plusieurs fois Raqqa, ville de Syrie encore contrôlée par les criminels endoctrinés d’islamisme, a été présentée comme capitale de l’EI (Etat Islamique), tellement le pays de Bashar concentre le plus grand nombre de tueurs déplacés de toute la Terre. Mais en réalité, c’est la deuxième ville d’Irak, où une république islamique a été proclamée par Abu-Bakr Al-Baghdadi en septembre 2014, 3 mois après la prise de Mossoul.


- Irak : EIIL (ou ISIS) s’empare d’un demi-milliard à Mossoul 17 juin 2014


Mossoul, l’appel du chef du gouvernement... par Populi-Scoop

Elle est la seule cité au titre de métropole économique et politique du pays imaginaire auquel nombreux truands convertis en islamistes ont fait allégeance. Elle abrite aussi les principaux dirigeants de la nébuleuse qui donne du fil à retordre aux armées et services de sécurité de plusieurs nations. Les grandes orientations qui mobilisent les personnes qui planifient des frappes ailleurs qu’en Irak, sortent de Mossoul. Elles sont relayées par des intermédiaires en Syrie et avec rayonnement sur les organisations islamo-terroristes d’Afrique, d’Asie et d’ailleurs.

Des conditions se sont réunies pour détourner les intentions des médias lourds et des diplomaties. L’assaut de 2014, où Mossoul est passée sous contrôle de Daesh, a été largement épaulé par l’ensemble groupuscules de "djihadistes" du Monde. Et localement les derniers bribes du « baâth » et les sunnites qui n’étaient en adéquation des chiites qui ont accaparé le pouvoir en Irak, après l’arrivée des américains, se sont chargés de l’implantation et de la fondation d’un Etat islamique. Ce dernier s’est projeté sur de larges territoires à cheval avec le pays de Bashar Al-Assad, dirigé aussi par un parti baâthiste, retenant lui seul les attentions, avec une horrible communication...


- Offensive sur Tikrit, nécessaire pour libérer Mossoul 3 mars 2015

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Situation de Mossoul
Avant la bataille du 16 octobre 2016, la situation de Mossoul. Document en langue arabe.

Malgré plus d’un demi-million de fuyards uniquement de l’agglomération, à l’Histoire riche, et plus d’un million du désert de Ninive, s’étalant de Baghdad à l’extrême-nord irakien, le désintéressement était dû principalement aux faiblesses de l’Etat irakien. Mais aussi d’une participation massive des islamistes du Monde entier pour fonder un pseudo-Etat inspiré dans son érection par la loi divine qui a a été le trait de mobilisation.

L’enthousiasme de millions d’islamistes, à travers le Monde, pour ISIS n’a pas été aussi mesuré. Les adhésions massives des groupes terroristes et des loups solitaires, partout dans le Monde, découvrant une nouvel Etat convenant à leurs convictions. L’entité étatique terroriste, première du genre, a repris l’ensemble des applications qui ont été déjà en 641, lors de la conquête des Arabes de Mossoul.


- Des terroristes irakiens fuient, nombreux exécutés par les chefs d’#ISIS 16 mars 2016

Cette invasion, d’il y a deux ans (juin 2014) a été largement facilitée par les réseaux qui dans les mosquées, appelaient à servir une cause islamiste. Les mêmes filières qui ont réalisé l’envahissement des combattants fanatisés de l’Afghanistan, trois décennies auparavant, sont à l’origine de l’une des dernières batailles de Mossoul. Nombreuses Les razzias ont marqué Mossoul à travers les siècles, dont celle des Maongol au Au 13ème siècle.

En 2003 la résistance aux américains a été marquée par une forte dénonciation, une fusillade des GI’S a fait au moins dix victimes. C’est également à Mossoul que sont tués en juillet 2003 les deux fils de l’ancien président irakien Saddam Hussein, Oudaï et Qoussaï. Et en 2014, l’arrivée de Daesh a débouché sur la fuite d’un demi-million d’Irakiens. Les maisons et les locaux de commerce des chrétiens ont été tagués de la lettre "Noune" (ن de l’alphabet arabe) pour "Nasrani". En 2015, la destruction à la masse et au marteau-piqueur, des statues et fresques du musée de Mossoul, ainsi que 8 000 anciens ouvrages ont été brûlés.


- L’exode des chrétiens de Mossoul, une présence séculaire éradiquée 29 juillet 2014

L’offensive pour reprendre Mossoul a fait l’objet d’une annonce solennelle du Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, qui a tenté de jeter des repères et des jalons envers notamment les partenaires de l’attaque généralisée de la ville, après son encerclement. Les participants sur le terrain, notamment les chiites et les peshmergas, risquent de s’adonner à des sévisses à connotation revancharde, visant les sunnites qui ont servi la nébuleuse d’Abu-Bakr El-Baghdadi.

Sont placés sur la ligne du front plusieurs forces présumées pour donner cette ultime attaque. La Turquie qui entretient ouvertement des contingents islamistes récupérés de tous horizons tant en Syrie, où ils ont chassés dernièrement ISIS de la bourgade de Dabik, est déjà en démêlé avec les responsables irakiens. Les islamistes d’Ankara, malgré les précisions des autorités irakiennes, premières concernées, tiennent à avoir leur contingent qui est un ramassis d’islamistes venus d’horizons divers.


- Le Daesh en Irak recule et se mêle aux populations 28 novembre 2015

L’armée irakienne et les autres guerriers compte sur l’appui essentiellement aérien des forces de la vaste coalition internationale en prise avec l’Etat islamique (EI), que les Etats-Unis pilotent. Les autorités irakiennes, de part leur faiblesse, ne rechignent devant aucune aide. C’est ainsi que l’Iran, en quête d’un leadership dans la région au Moyen-Orient, entretient des factions paramilitaires, composées de chiites irakiens, prêtes à en découdre avec les sunnites de Daesh.

Dans cette bataille de libération de Mossoul, il y a une solidarité pour la reprise par l’Etat irakien de la ville. Des puissances étrangères venues de lointains pays, des nations voisines ainsi que des milices, tribus et unités militaires aux affiliations souvent contradictoires, ont pris position sur le front pour accéder à un champ où une guerre terrible se tiendra certainement durant des mois...


Abu-Bakr El-Baghddai à la veille de l’assaut d... par Populi-Scoop

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