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Algérie : la rentrée scolaire 2016 rythme une aspiration de fond dans la société.



Les Algériens redoutent encore l’animosité inculquée dans les écoles...


mardi 6 septembre 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


Nouvelle rentrée scolaire sous les auspices du choc politique qui a agglutiné les calamités vécues en Algérie. La contradiction principale, à l’origine de la pesante crise qui date de bien avant l’indépendance, est un conflit entre deux modèles de société : celui qui tient à adhérer à l’universalité, sans distinction de frontières, contre celui confiné dans le contexte arabo-islamique. Elle s’est toujours jouée à l’école, produisant des générations de citoyens qui se sont trouvés incontestablement livrés aux déchirements. Et qu’une main étrangère trouve le malin plaisir de bien les manipuler...

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Alors que se dénoue finalement la dialectique du triomphe du progrès sur le repli dégradant, chose retardée dans l’Histoire du pays par de véreuses idoles, alors nombreux Algériens croient que dorénavant sur le pupitre de l’écolier les ratures et autres traces seront plus gaies. Désormais se graveront, anonymement par les mains des disciples, les mots d’amour et de liberté. Même ces détériorations des tables d’école, étaient, par le passé, des termes d’une violence inouïe, faisant allusion à l’enfer, à Satan et à tout le verbiage des ténèbres. Enfin, les élèves réfléchiront autrement, avec le flot du savoir, viendra celui des amis de classes.


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Une ministre de l’éducation, défiant la nébuleuse réactionnaire qui sévit dans ce pays d’Afrique du Nord, depuis des lustres, tenu le haut du pavé dans la confrontation entre nébuleux violeurs des esprits et tenants du savoir lumineux. Mme Benghebrit, chargée du système éducatif a montré le chemin d’une modernité battue en brèche par les politicards abreuvant les épisodes obscurs. Alors que s’acharne encore le puissant mouvement réactionnaire qui aliène l’identité nationale, en dissolvant la crise scolaire sur des thèmes bassement partisans, un nouvel élan est mis en route.

Les Etats mentors de la pseudo-idéologie, car rembourrée d’une nature théologique, sont des monarchies agressives et rétrogrades, ayant pour instigation Allah, sont relayés en Algérie par les islamistes. Mais aussi les nationalistes, complices des premiers, qui tiennent à ne pas à se laisser déposséder de la rente. Mais la page semble déjà tournée. Et le ministère, a assuré, une entrée sereine pour 8 691 006 millions d’élèves, du préscolaire au secondaire, lors de la journée du 4 septembre.


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Ces élèves seront encadrés par 258 403 membres du personnel administratif et 495 000 enseignants. Parmi ces derniers 4878 diplômés des Ecoles normales supérieures et 28 075 nouveaux enseignants recrutés sur concours, comme nous avons déjà rapporté dans un de nos articles, lire ICI. Ces travailleurs, un peu mieux mobilisés que par le passé, ne songent plus à la grève, qui au lendemain du retour en classe, les revendications sociales approximatives étaient prétextées. Le personnel se plaint désormais, en 2016, de la persistance du phénomène de la surcharge des classes.

Au rythme de la démographie galopante que connaît l’Algérie, dont les décideurs, plus populistes et réactionnaires que la population qu’ils gouvernent, n’ont jamais eu l’audace de tenter une régulation des naissances, comme la Chine, ou bien même le pays voisin la Tunisie, dont une partie de leur avenir équilibré s’est dessiné avec une politique de population harmonieuse. La pléthore des élèves dans les salles de cours est aussi accentuée par les retards dans la réalisation des structures scolaires.


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Une réforme qui s’est confrontée aux cercles obscurantistes réunissant islamo-réactionnaires et nationalistes brandissant des valeurs désuètes, est passée dans le climat d’adversité qui encore une fois démontré le clivage idéologique qui taraude la société algérienne. Elle engendré de nouveaux manuels pour des programmes dits de deuxième génération. Depuis 2003, les améliorations ont été pensées, mais en vain. L’année, l’exercice 2014 - 2015, a finalement imposé l’approche des indications nationales, comme les références aux auteurs algériens dans les manuels et livres.

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