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Inculture à l’UNFA, une certaine arabisation et ses symboles



8 mars en Algérie, Hitler idole d’un nationalisme systémique


mercredi 4 mars 2015
par N.E. Tatem


A l’occasion de la journée internationale de la femme, le 8 mars, une affiche invraisemblable est apparue sur les murs de la capitale algérienne. A première vue, c’est l’UNFA (Union Nationale des Femmes Algériennes) qui annonce ses traditionnelles festivités, mais le contenu imagé donne à réfléchir et est assez controversé.

Voir en ligne : Notre dossier : Combats féminins dans le Monde

Elle a été remarquée et photographiée par un internaute qui, offusqué, l’a publiée sur son mur Facebook. Inimaginable dans un pays qui a donné longtemps une image reluisante... De quoi se demander si le règne de l’inculture est maintenant ancré dans les rouages ? Ou bien c’est une prédication incarnant bien les idées des représentants des institutions.

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Cette grossièreté visible sur carrément nombreux lieux et grandes artères de la capitale Alger, est pitoyable. La publicité annonce l’organisation, comme chaque 8 mars, d’un concert musicale à la salle omnisports Harcha Hassane. Elle surprend par l’usage d’un portrait ressemblant à celui d’Hitler, comme décors sans rapport avec le sujet, mais présent au premier plan pour écarter toute innocence.

Parmi les indications : de la date et l’heure de la production de Cheb Yazid qui a du succès pour un genre musical très prisé par les filles algériennes, du message invitant aux festivités d’ailleurs vidés de leur contenu combatif qui porte la liberté et l’émancipation de la femme et les compagnies sponsorisant de l’événement, à savoir Oreedoo, Echourouk TV, A3 et Oref, le portrait de celui qui a représente l’idéologie la plus criminelle, sur le fronton de la femme algérienne !

Le déshonneur de la Mecque d’Ooredo et d’Ech-Courouk...

Cette organisation, l’UNFA, créée en 1965, était rassembleuse de toutes les femmes au temps du parti unique. Elle a été désertée dès l’avènement de la démocratie pluraliste, après octobre 1988, mais elle engrange un budget consistant de la part du budget de l’Etat. Elle appartient à la myriades des appareils rentière qui gravitent des responsables politiques actuels de l’Algérie, entretenant par le népotisme de telles structures.

Des associations féministes autonomes ont été créées depuis, rompant avec l’ignorance et la manipulation qui bloquent des droits entiers aux Algériens où la femme reste en voie de répression. Cette année une grande féministe algérienne, madame Hadj-Ali est décédée, elle avait combattu le colonialisme et rejoint RAFD : Rassemblement Algérien des Femmes Démocrates ! Et l’UNFA rêverait de fascisme et non des courageuses du pays, le paradoxe des cercles officiels...

La militante, mère de famille...

... Et le célibataire (image : 2008, à Alger. © Zohra Bensemra / Reuters)

Nous vous épargnons les propos de l’ancien président français, Valéry Giscard d’Estaing, sur les comportements de Bouteflika en France, ainsi que divers articles de presse internationale sur le rapport de l’actuel président à la femme en général.

Abdelaziz Bouteflika lors de la journée de la femme, le 8 mars 2008, à Alger.

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