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En Ukraine, l’Europe au service de l’OTAN poussée à la guerre



La percée américaine dans une alliance ukrainienne avec l’UE


samedi 7 février 2015
par Azouz Benhocine


L’OTAN et le Pentagone, présents dans les grands conflits du monde, en les créant d’abord puis en essayant, sans y parvenir et le vouloir, dressent leurs pions aux portes de la Russie, voire même à quelques dizaines de kilomètres de Moscou. La guerre froide des deux anciens blocs de divergence idéologique, continue donc. Non pas des communistes qui s’opposent encore à l’expansion des forces dissuasives contrôlées principalement par les Etats-Unis, avec une connivence qu’un partenariat européen, mais des Ukrainiens négociant un statut neutre à leur pays. L’atlantisme est confronté à un nationalisme qui tente de s’émanciper de la prépondérance des States sur le reste du Monde.

Voir en ligne : Notre dossier : UKRAINE

Les Etats-Unis comptent livrer des armes à une junte : la propagande américaine envoient des négociants européens, le président français et l’allemande pour vérifier si l’OTAN peut encore avancer !

La crise ukrainienne, née à partir d’un accord du pays avec l’union européenne que les autorités ont refusé, a débuté en novembre 2013. Pour clarifier les tenants et aboutissants de ce désordre en Europe, un continent qui a abrité les deux grandes guerres mondiales, l’avancée de l’OTAN sous prétexte et argument défensifs, en plaçant ses bases à une centaine de kilomètres de Moscou, est en soi une provocation.

A l’heure du dépassement du chiffre symbolique de 5000 victimes en février 2015, (5300 selon des sources informelles) cette association, négociée depuis 2007, apparait comme une conquête offensive des armes de l’OTAN. Non pas seulement aux Russes et aux nouveaux révoltés ukrainiens, mais aussi à nombreuses nations.

Selon nombreux analystes et stratèges, l’OTAN est derrière nombreux conflits dans le Monde, selon ses propres principes de domination au service du vieux impérialisme des States.

L’accord ukrainien avec l’Europe comportait une batterie de mesures faisant converger les politiques économiques des deux parties. Une adhésion annoncée à l’union européenne, mais sans référendum, ni consultation de la population concernée… Le déplacement des chefs d’Etats allemands et français pour des discussions avec Poutine, vendredi 6 février,

Jamais l’intensité des combats n’a atteint l’apogée de la 1ère semaine de Février 2015, un bataillon de l’armée ukrainienne dans une ville orientale du pays par les rebelles. Alors que les chefs d’Etats européens, Merkel (Allemagne) et Hollande (France) négocient pour éviter la guerre, les récoltés contre le nouveau pouvoir, au service de l’OTAN, appellent à la mobilisation générale.

Mais comme la pléiade des pays Balkaniques, qui se sont complètement mis au service de l’OTAN sans pour autant renouer avec la prospérité, sont d’amères expériences. Et certains ont goutté à des guerres comme en Yougoslavie. La libre circulation n’a pas sauvé les grecques, pour citer ce qui concerne et attire les Ukrainiens de l’UE (Union Européenne).

La conformité de législations et règles communes, incluant des droits pour les travailleurs, sont d’abord des étapes avant la suppression des visas et l’accès aux ressources de la Banque européenne d’investissement. Le paradis économique est douteux, même si l’Europe détient 25% du BIP mondial. Par contre il est accéléré du point de vue politique, en comportant l’installation d’arsenaux de l’OTAN d’une association de dupes, la partie de population qui se reconnait dans la rébellion.

Contre les nouvelles autorités, qui se sont substituées à celles qui ont bloqué l’accord d’association avec l’UE, des ukrainiens, à l’évidence pro-russes, refusent d’abord et surtout la tendance fasciste et ultralibérale des dirigeants parvenus au pouvoir après que le mouvement dit de « Meidan » ait chassé les premiers. En effet au contenu économique, conditionnant la suppression des visas pour la libre circulation des ukrainiens en Europe, est noyauté de l’avancée des armes américaines aux quels adhèrent les européens.

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