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Brahmi et Belaid sont-ils des martyrs de la nation ?



Hommage et souvenir des martyrs pour les valeurs citoyennes en Tunisie.


mardi 27 janvier 2015


Deux opposants politiques ont été tués en Tunisie, d’abord pour leurs convictions et ensuite pour leur patrie de la gabegie et le chaos, lors de la période de transition de la dictature à la démocratie, par des terroristes obscurantistes…Tous les deux étaient victimes d’une machination dont les tenants et les aboutissants demeurent inconnus jusqu’à nos jours… Tous les deux luttaient par la parole, une arme mais nonobstant non-violente…

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Deux opposants politiques qui avaient embrassé presque la même idéologie furent assassinés par des terroristes obscurantistes…Tous les deux étaient victimes d’une pseudo-idéologie, la théocratie criminelle, dont les tenants et les aboutissants demeurent inconnus jusqu’à nos jours, mais assez présente dans le Monde… Tous les deux luttaient par le discours, l’action verbale politicienne…

Mais Belaid était plus perspicace, plus énergique et plus coriace à réagir contre ses adversaires, en l’occurrence les islamistes. Brahmi, par contre, était un homme paisible et pacifique, voire modérée…il n’avait pas le punch de la passion. Il n’a pas de ton agressif, ni la volubilité robuste et agaçante de Chokri Belaid. Or, son assassinat fut une surprise pour tout le monde…

Ces deux hommes, tels que vous les voyez, méritaient–ils d’être occis par des mains tunisiennes ? Ces deux hommes qui n’ont jamais utilisé d’armes pour leur protection ou pour se défendre contre leurs ennemis communs, à savoir Ennahda et consorts. Méritaient-ils d’être ainsi éliminés physiquement de sang froid ? Mais aucun être ne la métrite finalement.

Alors dans ce cas, peut-on les considérer comme des martyrs de la nation. Sont-ils vraiment des martyrs ? Ils ne sont pas des martyrs, ils sont seulement des victimes d’une main traîtresse au service d’une secte d’infâmes islamistes… Le crime politique, donne-t-il droit au qualifiant et concept de martyr ?

Ils ne sont pas des martyrs… Ils ont payé de leur vie à cause de leurs idées, de leurs réactions verbales échevelées et à cause de leur idéologie, qu’ils jugeaient plus pragmatique et plus salutaire que toutes les autres idéologies, dont on fait étalage sur la scène politique leurs concurrents.

Oui, ils ont été assassinés pour leurs idées, mais ils ne sont pas des martyrs de la nation ! Les martyrs de la nation sont ceux qui sont morts sur le champ de bataille… Ceux qui ont donné leur vie sur les frontières et les montagnes désertes, envahies par des terroristes de tous bords, pour que la Tunisie vive dans la paix et la sécurité.

Et Farhat Hached, pourquoi donc le prenait-t-on pour un martyr ? Hached est mort pour la patrie. Il a contribué énergiquement au processus de décolonisation, en drainant derrière lui toute la masse ouvrière... l’exhortant à se soulever, comme un seul homme, contre le colonisateur. Voila pourquoi Hached est un martyr !

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