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Au bord de la guerre, la Libye obtient des souhaits pour 2015.



Une page sombre pour un peuple délivré de Mouâmar !


samedi 3 janvier 2015
par Azouz Benhocine


La Libye mobilise encore une fois l’opinion internationale, alors qu’un chantage islamo-terroriste tente de détruire le semblant de légitimité acquise lors des législatives de l’été dernier, par un parlement comme premier pas dans le rétablissement de l’autorité et l’existence d’une république. Le pays se dirige au chaos dans l’indifférence ou la solitude. Or, il s’avère que si ce foyer maghrébin où végète le terrorisme n’est pas résolu, une menace régionale se fixerait.

Voir en ligne : Notre dossier : Libye

Des efforts essaient de stabiliser la Libye face à une indifférence, alors que les violences prennent de l’ampleur. Mais existent aussi d’autres actions qui restent désarmés de solution, demeurés au stade de regretter le despote lynché par son peuple. Comme existent des forces politiques qui alimentent les tourments, effacent les espoirs de paix.

Pendant décembre 2014, l’armée libyenne a mené pour la première fois des raids sur des positions islamistes à Misrata, d’où sont originaires la plupart des miliciens qui se sont emparés de la capitale, Tripoli, selon une source militaire locale. C’est aussi la ville d’où est originaire feu Kadhafi. Mais à eux seuls, les soldats libyens peinent à réussir leur mission sécuritaire.

De leurs côtés l’Algérie et la France multiplient les initiatives pour endiguer le terrorisme islamiste dans la région du Sahel. Ces deux pays sont convaincus que les hordes criminelles utilisent la Libye comme une zone de repli et de stockage de leurs arsenaux.

Le pays maghrébin menacé maintenant de ce côté de ses frontières appelle les frères libyens au consensus. La France hérite l’interventionnisme du temps de Sarkozy. Et en bute à une aléatoire réussite de sa mission au Mali, les français sont obligés d’obstruer les transitions qu’effectuent les terroristes, d’est en ouest dans cette région d’Afrique.

Depuis le 27 mai dernier l’Algérie anime avec des pays africains, un groupe des pays voisins de la Libye, composé du président tchadien, Idriss DEBYITNO, présidant actuellement le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, et le président nigérien, Issoufou Mahamadou. La Tunisie, le Maroc et l’Algérie ont toujours essayé d’aider la Libye, mais depuis 2011 en vain.

De son côté la France, déjà acteur actif dans plusieurs conflits africains et dans les frappes contre le Daesh en Irak, aménage à la hâte et dès la fin de l’année 2014 une base dans une région de l’extrême nord du Niger. C’est-à-dire sur les sentiers, en région de Manama, qu’empruntent les terroristes pour se déplacer vers le Mali ou bien pour se dissimuler en savane Africaine.

Ce qui augure qu’une aide imminente, en 2015 avec une opération internationale venant en aide à l’armée du pays, est plausible pour désigner un ennemi à isoler et à abattre. Les armées libyennes et maliennes sont incapables d’enrayer l’insécurité. En Libye les combats sont plus en escalade que sur la voie d’un relâchement.

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