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Un ancien entraîneur des terroristes en Afghanistan, relaxé par la justice algérienne



Retour des djihadistes, les vétérans de Syrie plus féroces que ceux d’Afghanistan


mardi 9 décembre 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


Arrêté en Afghanistan par les américains et transféré à la prison de Guantanomo-Bay où il a séjourné 12 années, Ahmed Belbacha, âgé aujourd’hui de 45 ans, a été innocenté par le tribunal de la capitale « Alger » pour manque de preuves, de l’accusation d’appartenance à un groupe terroriste. Une dépêche de l’AFP a rapporté la déclaration de son avocat, quant à son acquittement. Et le journal le New-York Times livre son dossier...

Voir en ligne : Notre dossier : GUANTANAMO

Son cas coïncide avec un scandale américain, vis-à-vis des étrangers, alors que la surarmée police du pays s’adonne à des crimes racistes. Le Sénat américain a rendu public un rapport accablant contre les méthodes de tortures de la CIA, pendant qu’A. Belbacha a été jugé en Algérie, après son retour au pays en juin dernier...

L’accusation avait demandé une peine de prison de 12 ans, lors de son jugement tenu en cette première semaine de novembre. Mais les juges ont ordonné son blanchiment. Belbacha avait été condamné par contumace en novembre 2009 par la justice algérienne, pour la même charge, à 20 ans d’emprisonnement. L’ « appartenance à un groupe terroriste actif à l’étranger » a été communiquée par l’administration sécuritaire américaine qui l’a appréhendé en Afghanistan.

Un parcours commun des anciens du parti islamiste dissout « FIS » (Front Islamique du Salut), c’est l’un des dizaines de milliers d’Algériens ayant suivi la nébuleuse du terrorisme qui s’inspire de l’islamisme. En mars dernier, le Pentagone décide de rapatrier Belbacha, sans lui avoir tenu de procès sur la base-prison de Guantanamo depuis plus d’une décennie.

Il avait été arrêté sur des soupçons de travailler comme assistant dans un camp d’entraînement d’Al-Qaïda en Afghanistan, selon des documents divulgués par le New York Times. Quand certains pays dans le monde s’inquiètent des retours de leurs ressortissants du Djihad, la justice algérienne a statué en l’innocentant.

Bien sûr, les repentances en Algérie se généralisent, un programme gouvernemental initié par Zeroual et poursuivi avec amplification en « concorde nationale » par Bouteflika consacre le pardon à ces remords de l’égarement. Les islamistes préfèrent quitter leur fanatisme, en changeant même de régions à l’intérieur du pays ou en partant à l’étranger, et nombreux qui ont pris les armes sont en voie de réinsertion sociale.

Le dossier et le parcours d’Ahmed Belbacha, publié par le prestigieux journal new-yorkais, allègue qu’il était d’abord un militaire de l’armée algérienne, avant d’avoir participé aux cercles de la mosquée de Finsbury Park à Londres, lieu connu comme un de la ligne la plus dure de islamisme international.

Au début de 2001, Belbacha est allé en Afghanistan. L’invasion américaine, après les attentats du 11 Septembre, le fait fuir au Pakistan, où il a ensuite été capturé et remis aux États-Unis. Il avait demandé à un tribunal américain en 2007, de ne pas le retourner en Algérie, disant qu’il craignait d’être torturé. Une vieille formule utilisée par les terroristes algériens vivant actuellement à l’étranger.

Avec le rapatriement de Belbacha, le seul de cette année 2014, il ne reste que deux Algériens encore détenus au camp controversé, de Guantanamo, que le président Barack Obama s’est engagé à fermer.

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