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Crime d’honneur au Pakistan, femme lapidée en plein rue



Ces assassinats sont monnaie courante dans l’islam pakistanais


jeudi 20 novembre 2014
par jaco


Quatre hommes ont été condamnés à mort au Pakistan pour l’assassinat d’une femme enceinte. Pendant le mois de mai 2014, Farzana Parveen a été tuée par lapidation dans la ville de Lahore, 2ème grande cité urbaine du pays. Ont participé, collectivement à ce crime, plus d’une douzaine d’homme dont le père et le frère de la victime.

Voir en ligne : Notre dossier : PAKISTAN

Le plus choquant aussi, cet assassinat par lapidation s’est déroulé, en plein rue, devant le tribunal de Lahore. Une foule de plusieurs de centaines de personnes s’est agglutinée pour assister au macabre spectacle. Plus d’un millier de femmes sont assassinées par leurs proches au Pakistan chaque année, sur la base de la défense de l’honneur de la famille. Mais, il convient de savoir que les lois de sang au Pakistan permettent à la famille de la victime de pardonner au meurtrier son acte. Ce qui rend les poursuites judiciaires pour les cas dits « d’honneur » difficiles, parce que les tueurs sont habituellement des parents.

Le jugement de 4 personnes, dont les deux parents, père et frère de Farzana Paryeen, a eu lieu 18 novembre selon une dépêche de l’AFP. Quatre hommes ont été condamnés à mort pour avoir assassiner cette femme qui était enceinte lors de sa lapidation. Battue à mort dans le centre de la deuxième ville du pays, pour s’être mariée, contre la volonté de sa famille, disent ses avocats.

Environ 3 douzaine d’hommes, généralement tous des proches de la victime, ont participé au jet de projectiles de pierres et de briques. Les soi-disant « crimes d’honneur » sont monnaie courante au Pakistan et bénéficient d’une reconnaissance entraînant l’impunité.

Mais le cas Farzana Parveen a été une horrible démonstration d’une brutalité éhontée. Cette affaire d’un assassinat en plein ville a suscité nombreuses réactions et a fait les manchettes de plusieurs médias dans le monde entier.

« Le tribunal a condamné à la peine de mort quatre accusés, le père, le frère, un cousin et l’ex-mari de la victime, pour l’assassinat... » . Qualifié aussi d’acte de terrorisme, a déclaré le procureur Rai Asif Mehmood à l’AFP. Un cinquième accusé, un autre cousin de Parveen, a été condamné à 13 ans de prison.

Bien que le Pakistan applique la peine de mort lors des verdicts pour les crimes, un moratoire suspend de facto les exécutions de civils depuis 2008. L’avocat de la défense, des condamnés dans ce crime, a déclaré que ses clients feraient appel pour ces peines. Pour ce dernier, l’affaire avait été politisée et la couverture médiatique a monté la pression sur la justice et les magistrats.

L’indignation a été internationale, mais peu réactive dans le Monde musulman comme d’habitude. Les Etats-Unis ont qualifié cet "odieux" assassinat et Nawaz Sharif, Premier ministre du Pakistan, a exigé, de son côté, une action ferme pour sanctionner les tueurs.

Le mari de la femme assassinée, répondant au nom de Mohammad Iqbal, a admis qu’il avait étranglé sa première épouse par amour à Parveen. Il a été épargné de prison pour avoir assassiner sa précédente femme parce que ses fils ont convaincre le reste de sa famille pour lui pardonner, en vertu des lois du prix du sang. Il perd sa seconde femme, tuée aussi par les membres des siens...

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