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Un Etat palestinien, option unique pour paix et fin de conflit



Un peuple non-encore reconditionné par un colonialisme.


jeudi 13 novembre 2014
par Gros Emile


Quand la vague de reconnaissance de l’Etat palestinien en Europe se déclenche, le 10ème anniversaire de la mort du leader Yasser Arafat est commémoré dans les déchirements inter-palestiniens. A cela s’ajoute une ébullition de l’Intifada sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem, la question palestinienne est dans une étape charnière, notamment en Europe...

Voir en ligne : Notre GRAND dossier : Israël - Palestine

L’Assemblée nationale française s’apprête à voter, ce mois-ci, une résolution en faveur de la reconnaissance d’un Etat palestinien. Le climat est à la réjouissance dans les cercles pro-palestiniens de France et se traduit par l’alerte dans les très puissantes officines pro-israéliennes.

Emboîtant le pas à l’institution législative britannique qui a organisé un vote similaire, le mois passé, qualifié par « esprit de précaution » de symbolique, comme le projet français, où l’évidence d’officialité est compressible pour les commentateurs et les médias.

La Suède est devenue le plus grand pays d’Europe occidentale à reconnaître d’emblée un Etat palestinien, ici il n’y a pas de démenti. La décision a provoqué une protestation d’Israël, qui a retiré rapidement son ambassadeur de Stockholm.

L’impunité d’Israël a signé des massacres répétés à Gaza cet été, offusquant la communauté internationale qui vit sur l’espoir d’une fin du conflit qui dure. Des interdictions de manifestations pro-Gaza, pendant le conflit, en France a provoqué des violences et même de la manipulation à propos de la synagogue de la rue de la roquette…

L’approbation par la chambre basse, mais plus puissant des deux parlements, enverrait un signal fort au gouvernement socialiste du président François Hollande, qui a le dernier mot. Hollande a soutenu la « reconnaissance internationale » d’un Etat palestinien pendant la campagne électorale il y a deux ans, une promesse à vérifier. Des dirigeants parlementaires ont récemment consulté ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius sur la question. Un vote de « résolution », certainement après l’avoir débattue, seront entamés à l’Assemblée nationale, le 28 novembre prochain. Le Sénat, l’autre chambre du système bicamérale français, votera sur une semblable résolution lancée par le Parti communiste, pour le 11 décembre.

Officiellement la France tient au principe de faire cesser les violences, dans le cadre des efforts internationaux ayant déjà accordés d’autres nations, la fin de conflit entre Israéliens et Palestiniens mérite-t-il un tel geste de la part de la gauche au pouvoir ! Mais une telle démarche, l’engagement diplomatique français doit atteindre une résolution sur la question au Conseil de sécurité des Nations unies... L’enjeu est pour l’avenir.

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