POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


L’Algérie 3ème réserve mondiale en gaz de schiste.



Mais le déficit d’eau pour l’extraction rend faux les projets


mardi 30 septembre 2014
par N.E. Tatem


Une douzaine de sites d’extraction du gaz de Schiste, en Algérie, seront productifs dans les 7 à 13 prochaines années. Lancée, l’étape des prospections augure de grandes capacités, mais beaucoup d’inconvénients. Le sujet a fait débat, mais à l’instar de ce qui se passe dans le Monde, les discussions sont restées mitigées, ne comprenant de quoi il s’agit réellement, pour cette nouvelle énergie. L’humanité est dans une ère où carrément tous les outils qu’elle utilise consomment de la lumière et le feu, et ils lui facilitent l’existence.

Les retombées des activités sont néfastes sur l’environnement et l’espèce dominante sur Terre, les humains en sont les principaux responsables. Elle élimine aussi tous les autres êtres, à cause des effets néfastes. Encore davantage, la consommation énergétique est la plus polluante de l’espace commun. Mais c’est aussi une richesse, qui, pour le cas algérien, subvient aux besoins, de moins en moins satisfaits par la production nationale...

Le déclin récent de l’Algérie, dans la production d’hydrocarbures, ne peut qu’enlever le doute sur la nécessité de trouver des revenus pour amorcer un développement. "L’après-pétrole", un slogan des politicards qui ont dirigé le pays dans l’exclusion des meilleurs, est aussi du pétrole de schiste...

Est-ce vraiment un sujet d’opposition politique en Algérie, la tendance économique qui pousse plusieurs pays à exploiter ce type de gaz ? Les dirigeants actuels semblent être conscients du potentiel de schiste du pays, au moins pour continuer leur gouvernance rentière. Ils ont pris des mesures pour s’assurer que le processus d’extraction non conventionnelle soit fait de pied ferme, avant de se laisser dépassés...

L’Algérie dans la tourmente du baril en feu !

Mais si les projets algériens de gaz de schiste sont ambitieux, ils ne seront pas faciles. Plusieurs expertises ont révélé que le pays dispose de substantiels gisements, le plaçant comme le 3ème pays du Monde à avoir de telles ressources. Cependant l’Algérie-> bute à un déficit, flagrant et trop pesant, pour le moyen essentiel d’extraction : l’eau.

Selon une récente analyse de Vox.com, l’Algérie est parmi les pays les plus mal équipés pour répondre aux besoins en eau afin d’extraire le gaz de schiste. Citant un récent rapport publié par le World Resources Institute, Vox a souligné qu’une concentration de schiste moyenne peut utiliser 2 à 7 millions de litres d’eau au cours de sa durée de vie.

Outre l’aridité du climat algérien qui amoindrit cet intrant pour la production de l’énergie à base du gaz de schiste, l’eau utilisée dans l’extraction est traitée chimiquement, ce qui la rend inutilisable à d’autres fins. A moins que de nouvelles technologies viennent assurer, la remise en état du liquide... Les infrastructures pour la disponibilité de l’eau ont incidence sur le prix de revient.

Selon plusieurs rapports, la production de pétrole de l’Algérie s’élevait à 1,14 million de barils par jour en Novembre de l’année dernière (2013). Entre 2005 à 2010, elle est allée en baisse de 15% en moyenne. La production de gaz du pays a diminué de façon constante lors de la même période, mais les autorités justifient cette chute du mauvais choix des partenaires.

Or, la situation d’une sécurité complètement dégradée au Sahara est la principale embûche pour appâter des partenaires performants. Selon Abdelhamid Zerguine, ancien PDG de Sonatrach (limogé pour des raisons obscures), le déclin de l’industrie a été en raison de l’attribution de certains permis à de petits opérateurs qui n’ont pas la « capacité financière » (ou technique) pour répondre aux exigences des projets locaux, les laissant « débordés ».

Répondre à cet article