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Réconciliation algérienne, prônée pour la Libye...



Le ballet diplomatique démenti quand l’insécurité refait surface.


vendredi 26 septembre 2014
par Azouz Benhocine


L’Algérie n’est jamais intervenue en Libye. Elle a frappé une file de plusieurs véhicules chargés de terroristes qui tentaient une intrusion en Algérie. Et elle a arrêté sur son propre territoire plus d’une centaine de terroristes, entrés en familles dans un village à la frontière libyenne. Elle propose la magique "réconciliation" de Bouteflika, quand Hervé Gourdel quitte les siens, sous les poignards et les balles de l’islamo-terrorisme multi-décennal en Algérie...

Voir en ligne : Notre dossier : Libye

La seule ambassade qui reste ouverte et pleinement en fonction à Tripoli, la capitale libyenne, est celle d’Italie. Question de voisinage et de mémoire historique obligent à une retenue. Rome, au temps du pervers Berlusconi et du tyran Kadhafi, avait même payé quelques milliards de compensations pour sa colonisation.

Le premier et le seul pays à soutenir « l’initiative algérienne », pour surmonter la déstabilisation qui malmène la Libye voisine, est l’Italie. L’Algérie se dit prête d’accueillir les acteurs politiques, du pays frontalier, empêchés de gérer le pays dans la paix, pour les aider à remettre en marche l’Etat tombé en déliquescence. La responsabilité politique sur l’insécurité n’a pas de répondant en Algérie, or l’islam politique est la pépinière du terrorisme, donc de l’insécurité !

Alger anime depuis le 27 mai dernier une group des pays voisins de la Libye, composé du président tchadien, Idriss DEBYITNO, présidant actuellement le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, et le président nigérien, Issoufou Mahamadou. La Tunisie, le Maroc et l’Algérie ont toujours essayé d’aider la Libye, mais l’actualité est assez lourde avec d’autres sujets du Monde...

Toute la région est en attente que la Libye, retrouve la sérénité. « Nous soutenons l’initiative algérienne et la position ainsi que ses efforts pour une solution en Libye » , a déclaré Giuseppe à la presse à l’issue de son audience avec le secrétaire général, algérien, du ministère des Affaires étrangères Ahmed Senouci Bereksi, qui l’a accueilli le même jour d’une journée « réconciliation » à l’ONU.

Toute une campagne a été menée lors de l’assemblée générale de l’ONU, de la dernière semaine de septembre 2014, pour lancer une conférence libyenne à Alger. De toutes les actions d’Atman Lamamra à New-York, c’est l’une qui a brillé du fait que la Libye reste récupérable. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé de son côté les protagonistes libyens, à résoudre pacifiquement la crise en cours et à protéger la transition démocratique du pays.

Depuis le début de l’année, 274 assassinats à Benghazi.

L’attaque de l’habitation du ministre de l’intérieur tunisien, Lotfi Ben Jeddou, en mars dernier, comportait nombreux Libyens, certains ont été arrêtés. La Libye est actuellement un vrai sanctuaire terroriste, comme une base arrière et un centre de transit. Des groupes de djihadistes tentent de semer la cruauté en Tunisie, en Algérie et dans le Sahel, aucun pays de la région n’est épargné. La géographie de Libye et du Sahel imbriquées, sont idéales pour les maquis.

L’Algérie croit à un dialogue, alors que la nature même des hordes ou milices qui sèment le désordre, semble relever à la fois de l’islamo-terrorisme et d’ une forme de confrontation entre tribus et régions locales.

La démarche algérienne auprès des instances onusiennes, vise tant informer la communauté internationale, que pour lancer une invitation aux libyens, ainsi que dans une vision stratégique en rapport avec la propre sécurité de l’Algérie.

Les pays voisins tiendront une réunion à Alger, en Octobre. Les acteurs politiques libyens sont invités à s’asseoir autour de la table de dialogue à l’occasion de cette réunion. La position de l’Algérie dans cette initiative consiste à rejeter toute intervention étrangère en Libye. Un dialogue « inclusif » qui devrait aboutir à une solution pacifique permettant le retour à la stabilité et à la paix en Libye.

Une Libye sous l’emprise du désordre, est à l’écoute de la parole d’un pays voisin. Sincère, mais bien égarée, voire déroutée, avec l’ignoble crime du touriste français Hervé Gourdel !

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