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Nouvelle organisation terroriste, au centre d’Algérie, affiliée au Daesh



Les recrues affluent et la menace s’aggrave !


jeudi 18 septembre 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


Une nouvelle organisation terroriste a été constituée, dans une annonce diffusée dernièrement par les islamistes algériens. Nous avons divulgué dans l’une de nos premières éditions, cette mise en branle de ce groupuscule. Il s’est fait appelé « Djound Al-Khilafa en Algérie » (soldats du Califat en Algérie) et a fait allégeance au groupe d’Abou Bakr al-Baghdadi, le Daesh.

Voir en ligne : Notre GRAND DOSSIER : AQMI - Al-Qaïda...

Il n’était pas possible d’étayer toutes les informations au sujet cette conversion des terroristes alégriens, seul un communiqué était diffusé. Puis conjointement avec « AQPA », la succursale d’Al-Qaïda au Yémen, une seconde annonce a été faite quelques heures celle émise par les Algériens. Résumé en haut.

« Djound Al-Khilafa en Algérie », dirigé par Abdelmalek El Gouri (alias Khaled Abou Souleiman), le groupe armé est composé de membres de cellules dormantes d’AQMI dans le centre de l’Algérie. Il s’agit principalement des hordes qui commettent des attentats en Kabylie, comme récemment lors du vote présidentiel du 4ème mandat de Bouteflika (ICI) et après (ICI). Leurs derniers méfaits se concentrent en Tunisie.

En effet nous avons proposé dans notre précédent sujet qu’il s’agissait des éléments de l’AQMI stationnés au Sahel, or d’après les derniers éléments ce sont les factions agissant au nord de l’Algérie qui rejoignent le « Daesh ». Si en Europe, les pays proclament le nombre de leurs citoyens qui versent dans « l’islamo-terrorisme », en Algérie et d’autres pays, d’ailleurs plus prolifiques en « djihadistes », très peu de données permettent de chiffrer les recrues et autres « disparus ».

Al-Qaïda n’est plus le label des djihadistes animés par les islamistes qui se revendiquent du combat aux nouvelles croisades.

Nous avons aussi rappelé une tentative d’installation du « Daesh » au sud-est algérien, avec une ruée de plus de 150 terroristes se déclarant syrien, venant de Libye. Des rapports de sécurité, dont des commentaires aux questions posées par les médias, ont signalé des divisions au sein du conseil consultatif d’AQMI.

Même si ces scissions sont bien réelles, avec l’avancée en force de l’EIIL (ISIS ou DAESH) et l’affaiblissement d’Al-Qaïda, elles sont tues par l’AQMI afin de ne pas nuire à la cohésion entre sa composante humaine. Le chef d’AQMI, Abdelmalek Droukdel, a refusé de reconnaître l’Etat islamique, préférant renouveler son allégeance à Al-Qaïda.

Mais d’autres influents terroristes au sein de son organisation, comme Mokhtar Belmokhtar, semblent changer de référence. Certains ont des contacts, des échanges et des aides depuis la Syrie et l’Irak. Un autre criminel connu sous le nom d’Abou Abdallah Othmane el-Acimi, a officiellement ralliés la cause de l’État islamique (Daesh).

L’exode des groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda, dans plusieurs régions du Monde regagnent le Daesh. Ce qui est maintenant plausible c’est le retour des liquidations qui ont jalonné les rangs des organisations terroristes algériennes depuis la décennie noire (années 90). Les passages de l’AIS, au GIA, à l’ASPC et à l’AQMI se sont effectués avec des massacres entre groupes rivaux aspirant à prendre le commandement des organisations, naissantes après les anciennes.

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