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Les Etats-Unis intéressés par la doctrine sécuritaire algérienne



La libération des employés du consulat de Gao : un secret en bonne position.


lundi 1er septembre 2014
par Azouz Benhocine


En l’espace d’un week-end, l’Algérie est devenue une référence dans la lutte contre le terrorisme dans le Monde. La libération de ses derniers otages détenus dans le Sahel, depuis avril 2012, constitue une prouesse de discrétion, dans les milieux sécuritaires. La curiosité que soulève ce dénouement, n’a pas révélé ce qui reste parmi les secrets les mieux gardés…

Voir en ligne : Les derniers otages algériens au Mali libérés Lamamra dénonce les paiements de rançons aux terroristes

Ceci se passe dans une ambiance où le pouvoir est, dit-on, manipulateur du terrorisme, avec ce qui ramène à la connivence du « qui-tue-qui ? », propres aux complicités algériennes avec les criminels. Alors que la conduite algérienne, suivie jusqu’à la dernière opération de libération d’otages entre les mains de terroristes, pèse dans le Monde, selon la réaction et la visite de responsables des Etats-Unis surtout.

Les States tracent un sillage où souvent s’alignent nombreux pays, notamment les autres forces atlantistes d’abord. Et puis, cette ligne de conduite américaine rayonne en la matière avec ce qui se passe en Irak. Mais la 1ère puissance du Monde reste suspectée d’avoir créé l’islamo-terrorisme pour l’anticommunisme viral. Avec ce nouveau rapprochement, l’Algérie se veut jalouse de son attitude autonome, et se fait donc et même sollicitée.

Le général David General Rodriguez, à la tête du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) s’est déplacé personnellement à Alger pour s’entretenir avec Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major de l’Armée algérienne, le mercredi 27 Août. Il est un peu ébloui du dernier résultat...

La stratégie éradicatrice de la « bête immonde » suivie par l’institution militaire algérienne, est devenue un modèle en Afrique. Tandis que dans le Monde arabe, les voiles commencent à se lever quant aux mains cachées qui alimentent l’insécurité.

C’est en divorce total avec les monarchies réactionnaires du Moyen-Orient que l’Algérie se défend. Sinon, les Algériens mènent une course pour guider une doctrine capitale au groupe de pays se liant en vertu de la langue arabe, dite commune.

En Afrique ou dans le Monde arabe, le terrorisme une priorité diplomatique.

C’est à Alger et auprès de ses chefs militaires, que les Etats-Unis essaient de savoir le procédé qui a débouché sur la dernière libération. Le Qatar a revendiqué dernièrement la libération d’un journaliste américain en Syrie, Théo Curtis, sans que des révélations sur la manière suivie ne soient connues.

La réponse radicale algérienne diffère de celle de Doha. Elle a un écho dans un contexte d’hostilité intérieure et la déstabilisation dangereuse en Libye. Cette dernière a effet sur toute la région partagée entre continent africain et Monde Arabe.

Pour un pays qui vit une menace permanente, face à une criminalité qui se targue de défendre l’islam, les engagements sécuritaires algériens démontrent qu’une expertise quelconque a aussi tracé la réaction adéquate.

La sécurité au Sahel, a créé un besoin de coopération militaire avec l’Algérie. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a aussi reçu le responsable américain. De même que le ministre des affaires étrangères Lamamra…

L’Algérie trouve, selon des sources algériennes avisées, l’occasion de demander à Washington de lui fournir des équipements de pointe pour la lutte contre le terrorisme. En plus de drones, de précieux renseignements sur les mouvements de groupes armés dans le Sahel, sont entre les mains du renseignement américain.

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