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Obama déclare la guerre au Daash (EIIL ou ISIS)



James Foley enlevé en Syrie apparaît en Irak !


jeudi 21 août 2014
par Azouz Benhocine


Apparu en 2006, dans les zones autour de Bagdad, comme un groupe irakien mineur et localement confiné à la capitale, menant la lutte contre les troupes britanniques et américaines, arrivées avec l’invasion en 2003, l’EIIL s’est toujours revendiqué d’Al-Qaïda. La proclamation du Califat « EIIL » est aussi la déclaration d’une base ouverte pour tous les terroristes…

Voir en ligne : Notre dossier : EIIL (ISIS ou Daash)...

Les combattants islamistes transitent en se déplaçant dans les organisations régionales. L’ISIS (EIIL et Daash) est devenu l’une des plus imposantes. Dans les pays troublés par les révoltes du printemps arabe, des labels comme AQMI, Mujao, Ansar Edine ou Ansar Echaria, ont la même hiérarchie, l’organisation internationale qui les coiffe. Des djihadistes sont déployés partout en Afrique ou au Maghreb.

L’Algérie a arrêté, le 19 août 2014, 150 éléments venant de Libye et se déclarant syrien sur leur chemin pour l’Europe. Tel que l’ont rapporté les agences Reuter et Novosti.

Appelée aussi « ISI » ou « Daash », le groupuscule d’Abou-Bakr El-Baghdadi a évolué dans le combat nationaliste du « djihad » ou de « l’islamo-terrorisme ». Le chef qui s’est déclaré Calife des croyants, sur des territoires à cheval entre la Syrie et l’Irak, fut arrêté par l’armée américaine en 2006, date qui ramène à la mutation de son groupe en organisation.

Libéré 3 années plus tard, du fait de ses relations avec ses geôliers. Emprisonné dans la sinistre Abou-Ghrayeb, sans jamais perdre avec Al-Qaîda, il a été soutenu d’une appréciation de ses diplômes universitaires. En 2009, El-Baghdadi réactive, dès sa relaxation, ses réseaux dans son pays en s’attaquant aux chiites et densifia sa relation avec Al-Qaïda.

Ce qui lui a poussé de diriger des attentats dans son pays contre les chiites parallèlement à celles dirigées contre les forces étrangères présentes en Irak, c’est Al-Qaïda, sa mamelle sunnite. La confrontation sectaire d’Al-Qaïda avec les Chiites se traduit par l’appui des cheikhs et des monarchies, qui ont plusieurs de leurs princes et services secrets en contact permanent avec les hordes, souvent en les créant, faisant allégeance à Al-Qaïda.

La crise syrienne où la suprématie sur tous les groupes locaux avec l’aide des réseaux islamistes internationaux, y compris les islamistes modérés de Turquie.

Et à partir de 2011, ISIS s’est occupé des islamistes engagés dans la guerre contre le régime de Damas. D’abord, ce sont les islamistes syriens qui l’ont sollicité, alors qu’ils quêtaient des soutiens de l’organisation d’Oussama Benladen. Ensuite, le flux des islamistes du Monde entier vers la Syrie aidant, a fait que l’ISIS devienne la première force des opposants syriens.

C’est lors de la crise syrienne que l’EIIL a reçu, des pays occidentaux, du Qatar, de la Turquie et des autres pays hostiles au despote Bashar El-Assad, ses premières aides et arsenaux. En 2012, se déroula une grande attaque d’une cargaison d’armes, envoyées via les représentants de l’opposition qui participaient aux différentes conférences de Genève animées par un certain Lakhdar Brahimi, aux opposants. Perte auquel Populi-Scoop a réservé un de ses sujets. Et ensuite, depuis le mois de mars 2013, la ville Raqqa a été prise de l’armée de Bachar al-Assad par l’EIIL.

Delà le retour à l’ancien front irakien fut dans les projets de l’EIIL qui évalua la faiblesse de l’armée irakienne, pourtant soutenue par les américains. Avant la percée, en janvier dernier, qui lui a permis de prendre la ville de Falloujah, dans la province occidentale d’Anbar. C’étaient les candidats Kamikazes envoyés du Monde entier, via tous les réseaux islamistes, qui furent dirigés, dans un premier temps, contre les chiites irakiens puis même le Hizbollah libanais.

Maintenant, une pléthore de jeunes islamistes de diverses nationalités sont insérés comme combattants pour la conquête de Baghdad. Depuis mars dernier une offensive a permis au Daash de prendre de vastes régions d’Irak, ainsi que d’énormes moyens d’armement et même d’argent frais...

Le groupe terroriste, a publié une vidéo mercredi, 20 août, dans laquelle un terroriste masquée parlant avec un accent britannique semble décapiter le journaliste américain James Foley. Enlevé depuis 2013, le reporter était souvent dit comme avoir été enlevé par le régime de Bashar par les médias. Car perdu de vue en Syrie…

Ce n’est qu’après la diffusion de la vidéo présentée comme celle de sa décapitation, que ses ravisseurs sont devenus les islamo-terroristes du Dash. James Folley apparaît finalement sur le terrain irakien et suite aux frappes américaines.

Pour ces dernières Obama vient de déclarer, qu’elles sont désormais la guerre ouverte et a fait un appel à la mobilisation…

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