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La Chine nettoie son marché des partenaires malveillants



La Chine exigeante pour le pouvoir d’achat et les pratiques déloyales


samedi 16 août 2014
par Gros Emile


Des entreprises étrangères ont accusé la Chine d’utiliser des « tactiques d’intimidation » dans une répression anti-trust que le pays applique depuis 2008, après avoir promulgué une loi pour cela. Cette méthode « anti-trust » du pure capitalisme a, par exemple aux Etats-Unis, obligé Microsoft de vendre son système d’exploitation Windows sans obligation, lors de son utilisation, de disposer exclusivement du navigateur pour Internet IE « Internet-Explorer ».

Désillusion des fadaises dans les marchés émergents ou la régulation locale pour une mondialisation équitable !


Voir en ligne : Suite de (notre 1er sujet) : Les marchés émergents proies des toxiques occidentaux

Cette législation est apparue quand le constat a été fait en Chine, pour divers actes illicites, ayant trait aux procédés commerciaux, alors que le pays s’était complètement lancé dans les échanges internationaux, en ouvrant son économie.

A l’origine, cette régulation devait être utilisée contre les entreprises pharmaceutiques étrangères et les fournisseurs de lait en poudre, alors que des scandales ont éclaté dans principalement ces deux créneaux.

Des sociétés étrangères se trouvent piégées, disent-elles, en travaillant en Chine. De nombreuses grandes marques occidentales qui commercialisent leurs produits, les voitures particulièrement se sont plaintes auprès de la chambre de commerce européenne en Chine qui a quelques 1800 adhérents.

Dans la stricte conduite libérale de l’économie chinoise, des enquêtes sont menées, en vertu de la loi anti-monopole promulguée en 2008, afin de diversifier et réguler l’offre dans le but de protéger la consommation. Cette loi concerne toutes les entreprises opérant en Chine, y compris les puissances entreprises de l’État. Elle est devenue l’outil anti-trust essentiel dans l’économie chinoise.

Cette loi concerne toutes les entreprises opérant en Chine, y compris les puissantes entreprises de l’État. Elle est devenue l’outil anti-trust essentiel dans l’économie chinoise. Si les entreprises du pays, privées comme publiques, la subissent sans protester, les étrangères désirent rester hors de sa portée. Or les experts les considèrent comme les mieux loties, les moins vulnérables et ayant plus de pratiques déloyales.

La croissance du pouvoir d’achat, à l’image de la hausse des salaires qui a fait le bon de les multiplier au minimum par 3 à 4, lors des 3 dernières décennies, crée une population qui s’équipe en automobiles. Un marché en explosion depuis une décennie, la voiture devient de plus en plus accessible à nombreux chinois désignés faire partie de la classe moyenne.

Certaines entreprises ont ressenti depuis deux années une surveillance accrue de la part des autorités, donc elles ont réagi en cassant leurs prix. Mercedes, détenue par Daimler, a réduit les prix de pièces de 15% en moyenne. Chrysler Fiat a réduit les prix des pièces de 20% et réduit le prix de plus de 10.000 $ de son modèle de Jeep Grand Cherokee SRT8.

Les constructeurs automobiles ne sont pas les seules entreprises étrangères visées par l’enquête. Dans l’effort pour apaiser les contrôles des régulateurs, c’est le bénéfice des consommateurs qui se vérifie puisque les prix baissent.

Microsoft est l’une des entreprises qui maintenant est dans le collimateur des autorités chinoises. Quand on a idée que la société créée par Bill Gates est soupçonnée de mettre des codes d’espionnage dans ses logiciels, cette action est encore plus salutaire au niveau de tous les marchés du Monde.

Les entreprises qui gagnent de l’intangibilité pour leurs libres mouvements dans les pays où elles sont leur siège et leurs patrons sont des ressortissants, ne peuvent plus refourguer des produits sans conformité en Chine. Ce qui est d’ailleurs une déclaration pour l’ensemble des pays et circuits du commerce international qui subissent des procédés incontrôlables pour des compétences non-initiées.

A suivre : l’OCS, le Pentagone ou l’OTAN des « BRICS » est en marche

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