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Ban Ki-Moon et l’Etat hébreu, Gaza devant l’opinion mondiale !



Wikileaks révèle que le secrétaire de l’ONU se fait écrire ses avis par Israël


lundi 11 août 2014
par Hugo Mastréo


L’accusation contre Tsahal de crimes de guerre et à l’égard d’Israël pour crimes contre l’humanité n’a jamais, à ce jour, été retenue. Ce qui fait qu’elle sera difficilement, ou jamais, prise en compte. Y compris pour les massacres de 2014. Il ne s’agit nullement pas des entraves relatives aux procédures juridiques. Mais de l’hégémonie des complices de l’Etat hébreu qui le bardent d’impunité.

Voir en ligne : Tous nos sujets pour #wikileaks, #Israël, #Ban Ki-Moon et #Gaza.

Wikileaks vient de rappeler, ce 7 août 2014 alors que les combats disproportionnés ont cessé pour une seconde trêve de 72 heures, que lors du dernier génocide, de décembre 2008 à janvier 2009, d’ampleur moins dévastatrice au vue des bilans actuels, que Ban Ki-Moon a collaboré avec Israël pour saper les rapports des organismes des Nations Unies. Quand il est souvent dit que l’actuel secrétaire général de l’ONU a été imposé par les Etats-Unis, cette vérité se renforce désormais pour le sort de la plainte palestinienne...

Voici le lien pour consulter les câbles de Wikileaks, datant du 5 mai 2009, qui met en relief une discussion de Mme Rice, alors secratire d’Etat. Elle s’est entretenue le 4 mai, soit la veille, avec le Secrétaire général Ban Ki-moon, à trois reprises, pour des préoccupations sur le conseil du SG (Secrétaire général) de l’ONU à joindre au rapport d’enquête sur les attaques des sites des Nations Unies en Décembre 2008 à Gaza.

Voici le rappel de Wikileaks paru sur Twitter le 7 août 2014, afin de rappeler le sort de la plainte palestinienne pour crimes de guerre.

Ban lui a répondu qu ’«  il est contraint sans pouvoir faire quelque chose, que la commission d’enquête est indépendante, c’est son rapport et ses recommandations, ainsi qu’il ne pouvait pas les modifier  ». Mais insistante, la secrétaire d’Etat a demandé l’interdiction d’inclure les recommandations contenues dans le résumé du rapport final, censés être transmis au Conseil de sécurité de l’ONU le 5 mai.

Notre sujet sur la nécessité de réforme de l’ONU

Puis, dans la seconde conversation, Rice a exhorté le Secrétaire général de l’ONU de préciser, dans sa lettre d’appui, accompagnant le rapport à transmettre au Conseil de sécurité, que les recommandations ont dépassé le cadre des termes de référence. C’est-à-dire, l’incompétence de la commission d’enquête. Et donc aucune action supplémentaire, comme des poursuites, n’est nécessaire ou peut être entreprise.

Ban Ki-Moon a alors répondu que «  son personnel travaillait avec une délégation israélienne sur le texte de la lettre d’accompagnement  ». Ici, c’est la main d’Israël qui rédige directement les impressions du secrétaire général de l’ONU, y compris et surtout ceux qui exposent les résumés du rapport de la commission d’enquête, concernant le conflit resté sans paix.

Et enfin dans une communication téléphonique dans la soirée du 9 mai 2009, Ki-Moon a confirmé qu’ « une lettre de motivation satisfaisante » a été achevée. Mais aussi, insistante Mme Rice s’est entretenu avec le Secrétaire général à deux reprises supplémentaires.

Dans la seconde conversation, elle a souligné l’importance de présenter une lettre de motivation forte qui indique clairement qu’aucune autre mesure n’était nécessaire et que cette question est fermée. Elle a au terme, de l’enterrement des poursuites onusiennes concernant ses immeubles et les victimes, terminé ses tractations. Mme Rice a remercié le Secrétaire général pour ses efforts exceptionnels sur une question aussi sensible.

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