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Syrie, une évolution parallèle aux efforts de l’ONU



L’armistice sur le terrain et la réunion de Washington


vendredi 21 février 2014
par Azouz Benhocine


Les informations contradictoires s’amplifient concernant la crise en Syrie. La situation de blocage qui s’est révélée pour les efforts onusiens animés par Lakhdar Brahimi, ouvre à la fois le champ libre aux spéculations, infondées ou pas, et à des initiatives constructives ou bien des tensions aussi bien indéchiffrables que plausibles.

Voir en ligne : Notre dossier : guerre civile en SYRIE

D’abord, l’insolite dépêche qui mérite d’être mise en exergue. L’article publié sur le blog AFP le 19 février et signé Rim Hadad que vous pouvez directement lire avec un lien en fin de cet article, il relate un moment incroyable paix : [1].

Des soldats syriens échangeant des discussions avec les rebelles le 17 février 2014, dans une ville de la banlieue sud de Damas. Cette nouvelle évoque, photos à l’appui, qu’un armistice ponctuel a été conclu entre les belligérants.

Puis une secrète réunion des services de renseignement occidentaux et arabes qui soutiennent l’opposition, s’est tenue à Washington pendant la semaine du 3 au 9 février, pour augmenter les soutiens aux rebelles. Vous pouvez aussi consulter ce sujet du Washington-Post à la fin de ce sujet.

Cette info indique, pour sa part, que le chef du renseignement saoudien, Bandar bin Sultan, souffre d’une maladie et a été remplacé par Mohammed ben Nayef, ministre saoudien de l’Intérieur .

L’incroyable armistice entre combattants de l’opposition syrienne et l’armée officielle dans la banlieue de Damas, précisément à la ville Babbila, est signalé deux jours après son déroulement. Il est même dit étalé à toute la région de la capitale.

Tandis que la réunion dans la capitale américaine, dite discussion [2] secrète, à laquelle a assisté Susan Rice, la conseillère à la sécurité nationale des États-Unis, elle a regroupé aussi la Turquie, le Qatar, la Jordanie et d’autres acteurs régionaux.

Les extrémistes du Front al-Nusra, et l’Etat islamique d’Irak et la Syrie (ISIS), tous deux se déclarant filiales d’Al-Qaïda, relèvent chacun soit du Qatar ou bien de l’Arabie Saoudite, sont actuellement indésirables...

Outre que ces organisations s’entretuent, elles sont aussi exposées au double-feu de l’armée du régime et des combattants de l’ASL. Y compris les islamistes syriens ne veulent pas non-plus des Djihadistes étrangers.

Les Etats-Unis, en bloquant les frappes contre les forces de Bashar Al-Assad, redoutent l’expansion de l’islamo-terrorisme auquel ils sont exposés. L’administration de la Maison Blanche est réticente pour donner des armes sophistiquées aux rebelles syriens, dont les missiles antiaériennes qui pouvant être tirées par des lanceurs qu’un combattant épaule.

La CIA tient des camps, principalement en Jordanie, formant environ 250 combattants par mois. Plus de 1.000 combattants sont sortis de ce programme. Bien que les camps soient supervisés par l’agence américaine, les autres services de renseignement des pays impliqués y participent.

Les pays arabes ayant la position contre le régime du Baâth syrien ont exhorté les États-Unis de doubler cette capacité d’instruction paramilitaire, mais les américains n’ont désormais guère confiance dans leurs alliés. L’expérience en Afghanistan a montré que certains soldats formés choisissent de rejoindre le terrorisme.

1- AFP

2- Réunion à Washington à Washington]

Notes

[1] Dans une banlieue de Damas, un incroyable armistice

[2] secrète sur la Syrie

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