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Trafic d’équipements militaires entre l’Iran et Israël



Une découverte authentifiée par l’armée américaine


mercredi 19 février 2014
par jaco


La justice grecque a fourni, pendant le second semestre 2013, aux autorités américaines les preuves d’un trafic d’équipements militaires entre Israël et l’Iran. Chose paraissant invraisemblable, pourtant des enquêteurs militaires américains avec l’aide des services luttant contre les crimes financiers en Grèce (SDOE), découvrent cette contrebande.

Voir en ligne : Notre Dossier : Israël et Iran

Pour son programme nucléaire, actuellement continuellement inspecté et suivi par l’ONU, avec l’Agence internationale d’énergie atomique (AIEA), et en négociations avec 6 pays occidentaux, le régime des Mollahs est économiquement isolé et ses échanges commerciaux à l’international sont limités.

Les États-Unis ont imposé des sanctions contre l’Iran en 1979, après la révolution qui a renversé le Shah. Elles ont été étendues en 1995 pour inclure les entreprises qui traitent avec la théocratie obscurantiste iranienne. Plusieurs gouvernements et les multinationales ont depuis emboîté le pas.

L’Etat hébreu qui a menacé de frapper les centrales nucléaires iraniennes, s’est toujours porté aux premières lignes pour dénoncer l’ambition iranienne de se doter de bombes atomiques. Les officiels israéliens se sont aussi à plusieurs reprises plaints du projet, du pouvoir théocratique en Iran, visant à démanteler leur Etat colonialiste.

L’embargo international bloque les avoirs financiers iraniens et restreint l’approvisionnement du pays en plusieurs produits, notamment les médicaments. Les moyens militaires étant ceux les premiers à être complètement réduits.

Mais voilà que des enquêteurs américains relavant de la HSI (Homeland Security Investigations) un département de l’armée américaine consacré à la surveillance de la circulation illégale des marchandises légales et prohibées ainsi de l’immigration clandestine, avec l’aide des services luttant contre crimes financiers en Grèce (SDOE), découvrent ce trafic.

Interceptée en Grèce en avril 2013, une cargaison de pièces de rechange pour avions F-4 Phantom, qui sont les appareils les plus présents dans l’armée iranienne, est en violation du blocus international. Ce n’est pas la première fois, une précédente livraison, datant de décembre 2012, est déjà arrivée à bon port.

Selon les notes de service HSI, la marchandise semble avoir été envoyée par des marchands d’armes basés en Israël. L’utilisation de la Grèce en tant que nation de transit est fréquente dans les voyages maritimes de marchandises.

Cette livraison comporte les preuves de sa destination pour l’Iran. Elle provient de la ville israélienne de Binyamina-Givat Ada, via une société grecque enregistrée sous le nom Tassos Karras SA, civilement domiciliée dans Votanikos à proximité du centre d’Athènes.

Il s’agit d’une société fantôme, dont le numéro de contact indique son appartenance à un ressortissant britannique résidant à Thessalonique qui n’a pas pu être localisé.

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