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Sahara : des braconnages massacrent une faune unique...



Sud algérien, aucun projet pour un tourisme économique !


lundi 17 février 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’Algérie est, depuis que le Soudan-du-Sud (à majorité chrétienne) est autonome (du nord musulman), le plus vaste pays africain, la partition du Soudan a eu lieu en 2012. L’ensemble du profond pays d’Afrique du Nord est une myriade de lieux aussi pittoresques qu’insolites. Le Sahara qui a pour imagerie touristique, le périple et l’aventure, représente, à lui seul, quelques 3/4 du territoire, de plus de 2 millions de Km2, algérien.

Voir en ligne : 1ère Partie : Le tourisme algérien : emblématique des ravages multiples

Nombreux citoyens et associations d’Algérie sont écœurés des informations et des illustrations, notamment celles échangées dans les réseaux sociaux du Net, des massacres de la faune du Sahara par des visiteurs venus des monarchies arabes du Moyen-Orient.

Tout un mouvement critique se mobilise contre ce tourisme à la limite de la criminalité ! D’autant qu’il est sans rendements, comme il se fait pour la faune du continent africain, selon une économie touristique… Abattre un éléphant, vaut une régulation des espèces. Mais coûte, comme au roi d’Espagne, 50 000€ par tête.

Accusés ouvertement de braconnage, paradoxalement ces touristes sont accueillis et sécurisés par la gendarmerie nationale. Selon des témoignages, ces touristes disposent du réseau téléphonique Qtel, l’entreprise de télécommunication qatarie.

Voici la pétition lancée à cet effet.

Habitués à venir chasser la gazelle et l’outarde dans le désert algérien, ils s’installent, selon un article du quotidien d’informations El-Watan, dans la région d’Al-Bayedh. Sid El Hadj Eddine dans la daïra de Brezina, à 80 km au sud du chef lieu de Wilaya (département), et à El Amoud dans la daïra de Benoud, à 200km au sud-ouest, les émirs sont entourés d’un dispositif sécuritaire particulier, qui a l’air d’être officiellement déployé pour assurer leur tranquillité.

La mobilisation de nombreux citoyens face à ses pratiques est à la limite d’une implosion. C’est l’une des colères en Algérie que soupire le profond pays. Les Algériens sont révoltés de ces accueils informels, accordés à des Emirs par les autorités algériennes qui, de tous les échelons des responsables, ne répondent pas aux doléances citoyennes formulées auprès de différentes institutions et responsables.

Une chasse non réglementée est un braconnage qui à terme détruira les espèces.

Des gazelles dépecées... A titre d’exemple, la présidence de la république a répondu aux associations que « ce sont des amis de l’Algérie » selon la formule largement reprise par la presse. Alors les structures de niveau local et déconcentré restent complètement désarmées à l’encontre de crimes envers l’écosystème. Sans moindres intérêts au pays et au détriment des chasseurs locaux qui ne s’adonnent pas à des battues massives et destructrices.

Les voyages de ces touristes-braconniers du « Machrek » ont été très fréquents pendant l’année 2013. Les habitants citent la présence de Saoudiens à Oued Namous, à Béchar à l’extrême-ouest du pays et des Koweïtiens à Laghouat, au centre. Plusieurs autres cas et de nationalités moyen-orientales ont été aperçus à Biskra, Ouargla, Tougourt, Hassi R’mel, Ghardaïa et Adrar

Début mois de janvier, des invités spéciaux de la présidence de la république ont eu la mobilisation de l’aéroport de Hassi-R’Mel à leur disposition. D’abord des avions ont débarqué des véhicules 4x4 et tous les équipements d’un campement surdimensionné. La région de [Laghouat] étant celle qui offre le plus d’attractivité, du fait de sa position.

Au total pas moins de 7 familles de personnalités étaient attendues et ont fait précéder leurs équipements de braconnage, en début de l’année 2014. Les membres de la famille royale d’Arabie Saoudite sont descendues dans la région de Mouhiken, dans la même wilaya. L’ancien émir du Qatar, cheikh Hamed Ben Khalifa Al Thani, accompagné de l’ancien ministre des Affaires étrangères qatari, Hamed Ben Djassem et d’autres ressortissants du Moyen-Orient ont été signalés, avec une protection infranchissable.

En l’absence d’une formule touristique, destinée aux riches, comme celles appliquées dans nombreux africains où chaque tête, d’animaux sauvages, autorisée à l’abattage par la chasse, est payée rubis sur ongle, le Sahara algérien va au pire dépérissement, après l’insécurité de l’islamo-terrorisme. Cavalcade ou chevauchée

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