POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Bouteflika n’épingle pas les généraux gênants son clan !



Le palais et les mutins de la garde prétorienne.


mardi 11 février 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


Est-ce que le général Abdelkader Aït-Ouarabi dit « Hassen »(*) a été dit vraiment arrêté ? Que non ! En début de la seconde semaine de février 2014 en Algérie, la rumeur a couru, dès la fin du week-end du vendredi 7 février 14, les trottoirs, les échanges du Web et les salles de rédactions. Une vieille histoire de mise à la retraite de cadres de l’armée que les intéressés refusent, en la considérant un simple licenciement !

Voir en ligne : Dossier : Le faux-FLN du clan Bouteflika gêné par le DRS

Des hauts officiers et justement des généraux désobéissent au chef des forces de l’armée qu’est le chef de l’Etat. Qui lui est dans une criarde incapacité physique pour procéder à des explications. Le geste de Bouteflika consiste d’épurer l’armée d’une catégorie de ses responsables qui agissent selon un audit de leur direction, le DRS qui a pour doctrine le même patriotisme que le président… Mais bon, on parle de clans !

Il n’y aurai pas que le chargé des opérations intérieures [1] Beaucoup d’officiers désobéissent au Président dans des draps de convalescent, qui les virent de leur métier...

La situation de vote questionne sur l’acte de Bouteflika - ( ?) - de mettre au placard des dirigeants militaires qui ont des carrières et pas de syndicat… Nombreux cadres civils aussi ont perdu leur emploi, alors qu’ils étaient sans défense : le cas de l’écrivain Boualem Sensal est un exemple renommé. Les exclusions cherchent toujours des excuses !

L’addiction à de tels sujets « généraux-DRS » n’a pas d’égale dans un pays où la présidence est déclarée vacante et même prête à disputer l’imparable vérité des urnes ! C’est plus qu’évident, les algériens sont accros plus que jamais, la vie politique de leur pays les passionne avec une conjoncture de vote crucial. L’attractivité gagnée par le personnage de Boutreflika, un président qui a marqué son époque quoi que penseront ses détracteurs !

D’abord vaguement peu précise, l’information disait bien « un complot a été déjoué et un général de l’armée appréhendé pour être jugé ». Suspense et cacophonie de palais font le « politico-people » autour de la santé du raïs ou bien de l’armée. Comme une intoxication des présidentielles algériennes du 17 avril prochain. Un climat que la rumeur acclimate aux réels enjeux !

La vie clandestine du militaire algérien face à l’AQMI ou bien le rapport de force entre Bouteflika et les officiers : l’Algérien désarmé de vérité !

Habituellement des agences comme l’AFP, trouvent toujours une présentation des choses quand par exemple un terroriste de l’islamisme algérien est dit victime d’atteinte « aux doits de l’Homme ». Maintenant même les officiels du ministère de la défense algérienne, source incontournable pour ces infos, gardent le légendaire silence. Et la saga de casernement, continue d’alimenter les spéculations !

Déjà décriés par une propagande pro-islamiste qui ne pardonne pas le coup d’état de 1991, « les généraux », comme on s’est mis depuis des décennies à désigner les hauts gradés de l’ANP (Armée Nationale Populaire), sont souvent présentés comme une junte et campant l’économie du pays. Cette dogmatique construction contre l’armée algérienne, amplifiée via la rumeur et la mauvaise interprétation des contextes, font la consolation...

Bouteflika est un chevronné routard de la politique, souvent il est présenté comme celui qui a réformée l’armée et des fois, paradoxalement, il est qualifié de pion des généraux ! Son entente avec Gaïd Salah qui l’accompagne à la fin fatidique de règne, ne répond pas des gestes des uns (les mis à la retraite) et de l’autre (le président). Bouteflika n’a guère déterminé qu’il a un pouvoir absolu sur l’armée ! Que cela agace ou pas, Benbella, Chadli, Zeroual, Keffi... En bref, l’armée fait l’équilibriste !

Médiene dit Tewfik, est toujours à la tête du puissant DRS. Et ce malgré, le « faux-FLN » actionné dans le sillage du raïs par la voix d’un certain Saïdani qui fait la chaire à canon...

Dans la cohésion qui préserve le fusible Gaïd Salah comme interlocuteur avec un président qui va au rythme d’une longue vie et d’une belle retraite !

Le 17 avril prochain réglera finalement toute la tragique comédie, Happy-End !

Notes

[1] (*-Note), le général Abdelkader Aït Ouarab dit L’Hassen, ancien patron des forces d’intervention du DRS, limogé avec le général Djebbar Mhenni et le colonel Fawzi, ancien responsable de la cellule communication et diffusion, limogé l’été dernier de son poste.

Répondre à cet article