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L’ONU ne "dégage" pas de solution au casse-tête syrien !



Les affres de l’islamisme international étouffent une révolution enlisée.


lundi 13 janvier 2014
par Azouz Benhocine


La conférence internationale pour solutionner la crise syrienne et terminer avec les souffrances de la population, prévue le 22 janvier, n’aura peut-être jamais lieu. Ce n’est pas la première fois que les assises désignées par Genève-2 sont reportées, sans être à jamais écartées par ailleurs. Comme il n’y a aucune solution, cette rencontre diligentée par l’ONU et son émissaire Lakhdar Brahimi reste à la fois l’unique espoir et l’aléatoire expectative !

Voir en ligne : Notre dossier : guerre civile en SYRIE

Lors des préparatifs du 12 janvier à Paris, les représentants des pays s’exprimant au nom des « Amis de la Syrie » (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Turquie, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Égypte et Jordanie) avec les opposants syriens maintiennent l’exigence du départ de Bashar Al-Assad comme leitmotiv.

Entrer par la grande porte gardée avec la fin de la dictature, l’opposition syrienne est la première à conditionner sa présence, à la conférence du 22 janvier, ainsi. L’engagement contre le pouvoir du baâth est largement répandu au sein de la population syrienne, notamment des régions et provinces. Le despote résiste avec une minorité composée de quelques familles dont celle d’Assad.

Il tient à l’utopique idée de son camp, un maintien à la tête de la Syrie, les dirigeants ayant l’entière responsabilité de la crise. C’est comme un compte à rebours qui promet d’être interminable. A échéance encore invisible, la fin du calvaire subi par les Syriens doit un jour cesser.

Les Russes recherchent la solution idoine...

Dr Badr Jamous Pour le côté russe qui tient à Bashar, les négociations avec l’opposition sont trop glaciales. Selon « Lavoix de la Russie » le ministre des affaires Sergueï Lavrov s’est invité, le 12 janvier, à Paris. Il a rencontré le chef de la Coalition de l’opposition nationale syrienne, avec lequel les discussions sont difficiles.

Depuis le 6 janvier, ce dernier est secondé par un nouveau personnage de l’opposition qui parle couramment la langue russe : Mr Badr Jamous (voici sa fiche).

Le déplacement du chef de la diplomatie russe à Paris est largement motivée par l’arrivée parmi la direction de la coalition de l’opposition syrienne de Dr Badr Jamous. Ce dernier originaire de la banlieue de Damas a travaillé comme diplomate et fut parmi les premiers à douter des aides des monarchies arabes réactionnaires aux rebelles syriens.

L’occasion de rejoindre la rencontre de Paris, sans être des Amis de la Syrie, le ministre a discuté avec John Kerry, le représentant spécial des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius et le chef de la diplomatie jordanienne Nasser Djoda.

... plus que les islamo-terroristes et leurs parrains ou bien même « les amis de la Syrie ».

Sur le front des combats, les « djihadistes » internationaux sont davantage nombreux et bien pourvus de moyens. C’est pendant l’année 2013 qu’ils ont accueilli le plus d’islamistes mobilisés au « Djihad » venus de nombreux pays du Monde.

Tandis que les syriens armés, ceux politiquement représentés lors des démarches préalables à Genève-2, ils sont arrivés à décider de se débarrasser de leurs alliés du mercenariat lié à « l’Internationale Islamiste ».

Combats en Syrie Au moins 700 personnes ont été tuées lors des combats entre les rebelles syriens modérés et les islamistes radicaux de « l’Etat islamique d’Irak et du Levant », a déclaré l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) le 12 janvier.

Cette structure indépendante, basée à Londres et ayant des pourvoyeurs d’informations de l’intérieur du pays, fournit continuellement des bilans de la guerre civile. Elle a annoncé que 246 islamistes, 351 rebelles et 100 civils ont péri dans la période du 3 au 11 janvier cette année.

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