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Les journées d’horreur à Adra la syrienne



Ce que l’islamo-terrorisme fait de la révolte pour la démocratie


jeudi 2 janvier 2014
par Hugo Mastréo


La crise syrienne tient le haut du pavé de la diplomatie internationale. Le rendez-vous le plus attendu de la nouvelle année est la conférence dite Genève-2. Elle est prévue le 21 janvier,après qu’elle n’a cessé d’être repoussée auparavant. La Syrie retient aussi les esprits avec les insoutenables et éprouvantes horreurs qui font plus de rancœur que de démocratie...

Voir en ligne : Notre dossier : guerre civile en SYRIE

L’un des crimes des plus abominables qu’a connu la population syrienne a eu lieu le 11 décembre de l’année écoulée. Il s’est déroulé dans la bourgade d’Adra, située au nord-ouest de Damas. D’une cruauté inimaginable, il constitue l’un des carnages collectifs qu’aucun esprit ne peut, tant soit peu, supporter.

Avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les autorités que Bashar Al-Assad maintient à sa merci, ont été obligées de faire déménager, lors de la dernière semaine de décembre, quelques milliers, entre 5000 et 7000 âmes, parmi les habitants d’Adra touchés par cet acte ignoble. Des syriens complètement terrorisés et abattus par ce qu’ils ont vécu. L’intervention du CICR a été largement aidée par l’armée syrienne.

Ce massacre a associé, comme auteurs, les deux principales factions des islamistes liés aux combattants syriens et ceux venus de l’étranger, notamment Djebhat En-Nusra et du front islamique. La dictature du baâth syrien n’est pas mise en cause dans ce cas par les témoins, alors que les médias, les ONG ainsi que ceux qui les relaient au niveau des réseaux sociaux, ressassent continuellement des faits disparates, telles des diversions.

La ville d’Adra, dont la paisible population est l’une des plus diversifiées sur le plan confessionnel et ethnique, est assiégée, à ce jour encore, par un nombre impressionnant d’islamo-terroristes. Elle est connue comme acquise au régime et ce qu’elle a subi était prévisible. Voilà carrément des mois que les « djihadistes » dispersés dans la région, auprès des zones rurales environnantes et périphériques, font des descentes dans la ville en s’adonnant à d’abominables exactions.

Dans la nuit du 11 décembre, le comble a été atteint. Lors d’une infiltration qui a touché un quartier connu pour ses activités industrielles, les hommes de Djebhat En-Nusra et du Front islamique se sont d’abord attaqué au poste de police. Puis ils ont envahi l’hôpital, une boulangerie industrielle et nombreuses habitations de la population désarmée. De telles intrusions se sont faites lors de la décennie, des années 90, noire en Algérie

Ils ont massacré, sur des critères confessionnels, une centaine de civils. Les travailleurs des services publics, encore opérants depuis 2011, ont été les premiers à endurer les affres que seule la psychologie des criminels islamistes a déjà produit ailleurs. Certains ont été décapités, d’autres mutilés et d’autres ont été brûlés vifs dans les fours de la boulangerie. Les enfants ont vu leurs parents livrés à ces atrocités.

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