POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Accueil du site > Monde, actualité internationale, politique, relations, diplomatie, affaires (...) > Les chrétiens d’Iran, proies de la théocratie islamiste !

Les chrétiens d’Iran, proies de la théocratie islamiste !



Minorité silencieuse sous le joug.


jeudi 26 décembre 2013
par Hugo Mastréo


Quand le régime iranien est dérangé, par ceux qui se présentent au nom de la communauté internationale, il est question de sa bombe nucléaire. Sinon plus injustifiables aussi, quand les discours des responsables des Mollahs dénoncent le pire colonialisme qui existe encore sur Terre. Celui d’un Etat qui se dit hébreu et spolie les palestiniens de leur patrie...

Voir en ligne : Dossier : Iran et chrétiens en terre d’islam

En Iran, la situation des minorités de tous genres et des opposants à l’islamisme n’a pas d’égale dans le Monde. De part la réalité d’une théocratie qui gouverne par la terreur, c’est l’application aveugle de la charia islamique où la barbarie est instituée en valeurs de la tradition.

Pour résumer, si les islamistes iraniens se font évincer du pouvoir, le terrorisme que l’Humanité subit n’aura pas à justifier ses crimes. Maintenant les affaires diplomatiques, comme le soutien au despote syrien, retiennent les attentions, alors que journalistes, chrétiens, homosexuels et autres perclus, comme les prisonniers de droit commun, vivent d’inimaginables atrocités.

Behnam Irani pasteur chrétien Déjà changer de religion en Islam, alors qu’il s’agit exclusivement de conscience individuelles, vaut l’apostasie et le bannissement de celui qui s’en aventure. La situation des chrétiens d’Iran est certainement assez inconnue, alors qu’elle est un reflet des pratiques obscurantistes du régime dont les principes sortent des ténèbres de la nuit des temps.

Le 12 octobre dernier, cinq chrétiens, Mohammad Roghangir, Eskandar Rezaie, Bijan Haghighi, Mehdi Ameruni et Shahin Lahooti, ont été arrêtés au cours d’une réunion de prière dans un lieu privé. Et le sixième, Massoud Rezaie, a été interpellé deux jours plus tard. Vraisemblablement ils ont été arrêtés en raison de leur religion.

Ils sont tous détenus à la « plaque 100 », le centre de détention du VEVAK relevant du ministère du Renseignement et de la Sécurité. A ce moment, ils n’ont pas encore eu accès à un avocat, alors qu’ils sont inéluctablement exposés aux mauvais traitements comme les tortures.

Iran : un condamné pour opinion Depuis 2012, Alireza Seyyedian a été arrêté le 14 du mois de mars. Il doit purger une peine de six ans d’emprisonnement prononcée sur les motifs de prosélytisme. Il avait été auparavant, interné pendant un mois qui débuté le 21 juin 2010, pendant laquelle il a été soumis à des privations de sommeil et à l’isolement cellulaire. Il n’a été jugé pour un motif quelconque, actuellement il est détenu à la prison d’Evin, et ce depuis 2012.

La cas de Behnam Irani, un pasteur dans la ville de Karaj âgé 41 ans, est le plus connu de tous. Converti au christianisme depuis 1992, il officie depuis dix ans dans cette ville. Depuis le 31 mai 2011, il croupit dans la prison de Ghezal Hesar où il purge deux peines d’un et cinq ans d’emprisonnement, prononcées pour atteinte à la sûreté de l’État.

Le pasteur Irani a été arrêté une première fois en décembre 2006 pour avoir animé des services religieux et prêché auprès de musulmans. Libéré provisoirement le mois suivant, il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement avec sursis le 23 février 2008. Le 14 avril 2010, il a été à nouveau arrêté au cours d’un service religieux et libéré après deux mois de détention provisoire dans l’attente de son jugement.

Condamné par le tribunal révolutionnaire de Karaj en janvier 2011, il a été incarcéré cinq mois plus tard pour purger ses deux peines. Selon les informations reçues par l’ACAT-France, pendant ses premiers mois d’internement, il a été sous régime de l’isolement total, dans une petite cellule où il a été privé de sommeil à plusieurs reprises. Puis il a été transféré dans une cellule collective dans laquelle il a plusieurs fois été frappé par des codétenus et des gardiens.

Il souffre actuellement de graves problèmes de santé qui nécessitent notamment une intervention chirurgicale. Cependant, la prison lui refuse une assistance médicale adéquate.

Dans une lettre sortie depuis sa cellule de prison, publiée le 24 décembre par le site des "Militants des droits de l’homme et de la démocratie en Iran", le pasteur Behnam Irani a dénoncé la répression dont sont victimes les chrétiens sous le régime des mollahs.

Tout en exprimant ses vœux à l’occasion de Noël, le pasteur Irani écrit : "La population des chrétiens d’Iran ne se limite pas aux minorités arménienne et assyrienne. En effet il y a une communauté considérable de ceux qu’on appelle les chrétiens persanophones, ou les nouveaux adeptes du Christ, qui vit dans ce pays. Vu l’émigration étendue des minorités arménienne et assyrienne au cours des dernières années, le nombre des chrétiens persanophones les dépasse largement aujourd’hui."

Le pasteur Irani ajoute : "La communauté des chrétiens persanophones est l’objet de pressions grandissantes, victimes de mesures sécuritaires, de harcèlements, de menaces et d’arrestations. Les agents des services des Renseignements s’attaquent à nos maisons et confisquent les livres et les publications religieuses, les documents personnels, les téléphones portables, les caméras, les ordinateurs (...) Témoins de ces assauts armés, accompagnés parfois de passages à tabac, nos enfants ont subi des traumatismes psychologiques considérables."

Rappelant que "les agents du ministère des Renseignements interdisent de nous rassembler dans les maisons-églises", le pasteur Irani s’est indigné et a demandé : "Pourquoi n’avons-nous pas le droit de construire des églises dans ce pays ? Pourquoi n’avons-nous pas le droit d’être embauchés dans la fonction publique ? Pourquoi ne nous donnent-t-ils même pas le droit d’enregistrer nos mariages dans les registres chrétiens ? Pour quelle raison aucune église n’a été construite en Iran depuis 34 ans, et ceux qui existaient sont de plus en plus restreintes et même fermés ?"

Répondre à cet article