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Algérie : à Djelfa, la demande sociale est essentielle !



Sans les islamistes, les algériens expriment avec force et sérénité leurs droits !


vendredi 20 décembre 2013
par Azouz Benhocine


TOUT D’ABORD TOUTES NOS FELICITATIONS aux photographes et rédacteurs de "Journal El Bilad", pour ces prises de vues éloquentes et édifiantes à la fois. Ces reporters de terrain qui vivent au coeur et dans les profondeurs du plus grand pays africain, qu’est l’Algérie, méritent bien cette élogieuse appréciation de notre part.

Voir en ligne : Notre dossier : ALGERIE

En visite dans la wilaya (département) de Djelfa, située aux portes du plus vaste désert qu’est le Sahara, le 1er ministre Abdelamalek Sellal a été accosté par des manifestants, dès sa 1ère escale auprès de la localité d’Aïn-Ouassara.

Cette dernière localité recèle la petite et seule centrale nucléaire algérienne. Mais toute la région est connue comme étant pastorale par excellence. C’est aussi une des bourgade du pays qui a une dynamique économique industrielle volontariste, sans nul doute confrontée à l’aléa bureaucratique et au déficit de l’action sociale.

Aïn-Oussara est aussi un haut lieu de casernement de l’ANP (Armée Nationale Populaire). De ce fait l’armée a mobilisé, pendant deux décennies, plusieurs dizaine de milliers de jeunes du service national dans la plantation et la création de pépinières pour ce qui est le barrage vert, la ceinture forestière qui empêche la montée du désert vers le nord et dont les résultats s’avèrent être positifs.

Les habitants de cette petite ville sont en symbiose avec la steppe qui fait les parcours à leurs cheptels. Et ils expriment cette fois leur désarroi au plus haut responsable, d’une manière citoyenne et épurée de la déshumanisation et la barbarie que provoque généralement l’islamisme dans de telle circonstance et dans le pays.

Les revendications sont d’ordre sociales et portent sur le logement, l’électricité, l’eau potable et les choses communes de l’urbanisme ou de l’emploi. Cette dernière est grandement politique, étant donné qu’elle recèle aussi qu’elle est reflétée dans les banderoles aux mains des protestataires. Des slogans relatifs à la marginalisation et au népotisme sont exprimés dans les écriteaux. Si des islamistes s’associent à de telles manifestations, elles s’arrêtent ou virent à la violence.

.. . encore une fois merci au photographe.

La région de Djelfa est principalement agro-pastorale. Située au cœur même de l’Algérie où les hauts plateaux ne se joignent que rarement avec les vastes étendues du Sahara, du fait de monticules ayant la particularité du climat continental, d’accueillir les enneigements assez fréquents et les plus au sud.

Cette géographie est propice à la création d’espaces forestiers dont des projets ont été entamés avec le reboisement des années 60. Pendant la décennie suivante, a été lancée, sous la houlette de Boumediene, l’idée du barrage vert avec l’aide logistique de l’armée.

L’élevage de transhumance a toujours aussi existé avec les étendues steppiques et la géographie des reliefs. La région est le creuset de la production de la laine et de la viande du mouton. Cette économie, vivrière et familiale, fait même la bourse spéculative lors le fête de Laïd dans ce marché.

Deux espèces de moutons font la richesse des populations très attachées à l’élevage ovin, avec le nomadisme ancestral. L’une assez prolifique, dont les femelles peuvent mettre bas deux fois par ans avec généralement des paires à chaque naissance, est plus frêle.

Cette variété se distingue d’avoir la tête et le collier (des fois jusqu’à la poitrine) couverte d’une toison brunâtre et est moins volumineuse physiquement. Mais sa chaire est plus tendre et sa laine plus douce.

La seconde variété est plus robuste, avec une chaire rougeâtre idéale pour le couscous. Un mouton mâle de cette dernière peut facilement atteindre le double du poids de celui de la première.

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