POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Levison : l’espion informel de la CIA fait scandale



Les agents de la CIA qui ne sont pas américains ont peu de valeur


vendredi 13 décembre 2013
par jaco


L’affaire a éclaté lors de la 1ère semaine de décembre, quand les Etats-Unis ont déclaré qu’un citoyen américain, répondant au nom de Robert Lévison, avait disparu en 2007 en Iran. Voulant aussi laisser croire à un enlèvement du régime paranoïa des Mollahs, les autorités américaines vivent un nouveau indésirable scandale. Celui des agents informels travaillant, dans le Monde, pour la CIA.

Voir en ligne : Notre dossier : CIA et IRAN

La presse du pays s’est intéressée dès lors à son cas. Et les investigations journalistiques qui ont été diligentées par plusieurs organes ont toutes établi qu’il s’agit bien d’un agent de la CIA en mission en Iran. Son itinéraire l’a mené dans un lieu où on peut rencontrer toutes les activités clandestines et criminelles.

Après la disparition de Levinson, en Mars 2007, la CIA a reconnu devant le Congrès qu’il avait déjà fait du travail contractuel pour l’agence. Mais n’avait pas aucune mission avec l’Iran ne lui était assignée. Cependant pendant le mois d’octobre de la même année, l’avocat de Levinson a découvert des courriels entre Levinson et son amie Anne Jablonski, qui a aussi travaillé à la CIA.

Avant son voyage, Levinson avait dit à sa compagne qu’il développe une source ayant accès au régime iranien. Et il avait un projet de réunion à Dubaï ou une île voisine. Les frais de sa mission étaient considérés assez lourds pour la CIA.

La dernière fois qu’il a donné signe de vie, c’est sur l’île touristique iranienne de Kish, qui est une zone de libre-échange. Donc aucun visa n’est exigé pour les étrangers visitant cette île d’Iran.

Auprès de cet enclave grouillent contrebandiers, trafiquants, éléments du crime organisé et affairistes de tous genres. Il s’est installé à son arrivée dans l’Hôtel Maryam, donnant sur une plage à l’est de Kish. Où il a rencontré un de ses contacts, répondant au nom Salahuddin, un proche du gouvernement iranien à l’époque.

Ancien agent du FBI, la police fédérale des USA qui agit sans distinction des frontières des 50 Etats américains, Robert Lévison était bien en mission pour le compte de la CIA. Il menait une opération qui était initiée par 3 responsables de l’agence américaine, sans l’aval de leur hiérarchie. C’est AP Associated Press qui a fourni les résultats d’une enquête journalistique assez fournie.

Sans la couverture de la direction de la CIA, il devait aussi travailler pour le compte du gouvernement dans divers régions du Monde, qualifiées habituellement de « sombres ». Ce qui fait de lui un agent informel, comme des dizaines de milliers, de diverses nationalités, et sur toute la Terre, au service de la CIA.

La photo qui illustre cet article, datant de 2011, a été fournie par la famille de Lévison. Cette dernière a obtenu aussi, l’année d’avant, en 2010 une vidéo comme preuve qu’il était en vie. Pendant les années de sa disparition, les Etats-Unis l’ont publiquement décrit comme un citoyen américain voyageant à titre privé. Notamment dans les médias.

Dans le cadre des nouvelles relations Iran-USA, l’espoir de la diplomatie de pouvoir le libérer est maintenant ouvert, plus que par le passé. Mais comme le temps a traîné, les pistes prometteuses restent peu connues.

Répondre à cet article