POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Deux détenus de Guantánamo Bay renvoyés en Algérie



Ces cas expliquent la place des islamistes algériens dans le terrorisme international


vendredi 6 décembre 2013
par Rebel Kazimir


Depuis que la prison Guantánamo Bay existe, les États-Unis ont rapatrié au total 14 prisonniers en Algérie. Tous ont été reconnus coupables de participation à une organisation terroriste étrangère. Et un seul algérien y est encore, selon le département d’Etat.

Voir en ligne : Libéré de Guantanamo, l’algérien Lakhdar Boumediene retrouve les siens en France.

15 ressortissants algériens, sur 174 prisonniers qui étaient initialement 260, ont séjourné à Guantanamo-Bay. Seul 5 cas sont accusés de participation aux attentats du 11 septembre 2001. Ces cas font ressortir la prééminence, selon le nombre et la présence des islamo-terroristes algériens, dans les crimes internationaux.

Les islamo-terroristes algériens se sont contentés d’un rôle secondaire. Voire minable, comme de la chaire à canons dans le terrorisme international du fait que rarement ils n’ont commandé des unités. Entre autres actes importants où ils ne sont pas présents, les attentats du 11 septembre 2001.

La majorité des algériens, détenus dans cette prison américaine, est composée de recherchés en Algérie, du fait d’avoir été d’actes criminels dans leur propre pays. Nous avons eu sur Populi-Scoop de rapporter le cas d’un certain Lakhdar Boumediene qui a été accepté en France après sa libération de Guantanamo.

Djamel Ameziane et Belkacem Bensayah, qui viennent d’être renvoyés en Algérie, disent avoir fui la guerre civile des années 1990. Ils ont été incarcérés pendant douze ans sans inculpation. Chose qu’aucun autre dans le Monde ne peut faire, sans être mis au banc des accusés pour atteinte aux droits humains.

Rob Kirsch, l’avocat de Bensayah, âgé de 51 ans maintenant qui a été initialement détenu en Bosnie avant d’être transféré dans l’île de Guantanamo, avait exhorté le département d’Etat pour que son client se réinstalle dans un autre pays, sous prétexte qu’il pourrait faire face à la persécution et l’emprisonnement.

Lequel cita le cas avec d’un prisonnier de Guantanamo rapatrié en Algérie en Juillet 2010. Quant à Ameziane, âgé de 46 ans, il a été capturé en Afghanistan. Mais aucun pays n’a accepté de l’accueillir.

Dans l’effort de démanteler ce bagne, les Etats-Unis présument restituer aux pays concernés leurs ressortissants qui sont maintenant considérés des repentis. En juin 2013, alors qu’une grève de la faim a été menée par l’ensemble des internés, deux autres détenus ont aussi rendus aux autorités algériennes.

L’un pourrait ne pas être algérien. Il s’agit de Nabil Saïd Hadj-arab et Mutia Sadiq Ahmad Sayyab qui a été comme même accueilli, est d’origine étrangère. Certaines sources préconisent qu’il est mauritanien, d’autres pensent que c’est un yéménite.

Les organisations des droits l’Homme, notamment celles basées en Algérie, n’ont rien pu faire pour libérer les prisonniers détenus par les américains, ni les soulager des traitements auxquels ils ont été exposés.

Par contre, elles ont, malgré les mandats d’arrêt internationaux et le labeur de la justice algérienne, l’accusation facile à l’encontre des institutions algériennes d’ordre et de sécurité.

Répondre à cet article