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La mise-à-nue de la guerre sectaire de l’Arabie Saoudite.



La vendetta sectaire d’une monarchie plus isolée que jamais.


mardi 26 novembre 2013
par Hugo Mastréo


L’accord ponctuel d’une période de 6 mois, pour l’uranium iranien, était inimaginable. Mais un bouleversement majeur s’opère avec l’option diplomatique qu’interventionniste que soutient désormais la Maison Blanche.

Si pour Israël ça se passe de commentaire, pour l’Arabie Saoudite, le cuisant renoncement, de la 1ère puissance mondiale, à leur « pion » arabe. Une démarche qui a surpris le roi, elle s’apparente à une dénonciation de l’allié qui devient douteux aussi.

Bararck Obama a limité globalement la présence des Etats-Unis dans les conflits, ce qui a beaucoup réduit les activités des bases militaires et le labeur des précieux amis régionaux.

- Pour rappel, les Etats-Unis ont choisi, sans engager leurs soldats, l’Italie et l’Albanie comme base arrière pour accélérer la chute de Kadhafi.

- Pour le Mali, seules cinq escales d’avions-cargos américains ont déplacé du matériel.

- Et enfin, l’arrêt d’une attaque contre le régime autocratique syrien.

Le « Printemps Arabe » a de son côté définitivement remis en cause la prédominance saoudienne. Les peuples arabes, subissant la cruauté envahissante avec la montée de l’islamisme, en comprennent les réseaux qui soutiennent des criminels et non des militants. La crise syrienne, pour sa part, où le clivage entre sunnites et chiites s’est révélé comme un prolongement à la même situation chez le voisin irakien : le sectarisme.

Les saoudiens détiennent depuis des lustres une influence, agrandie avec la tombe du prophète, sur le Monde musulman. Et leur appui au «  sunnisme », le courant religieux majoritaire de l’islam avec 80 à 90% des musulmans, y compris aux courants extrémistes est indu que pardonnable.

Le refus d’un siège au conseil de sécurité par l’Arabie Saoudite est un dictat pour maintenir le cap de l’alimentation de l’islamo-terrorisme. Qui lui, date de l’époque où Rambo l’américain entraînait les « djihadistes » en Arabie Saoudite, à Peshawar et au Soudan, contre le communisme en Afghanistan.

De l’entente des 5 grandes nations signataires avec l’Iran, les Saoudiens craignent que cela se traduise par une hégémonie iranienne encore plus étendue à l’ensemble de la région. D’ailleurs elle est inévitable. De sa maîtrise de la technologie d’enrichissement de l’uranium, le pays des perses était déjà une puissance. Et cette principale activité liée à l’énergie modernisée résonne comme une qualité supérieure, se rajoutant à la détention de quantités faramineuses de pétrole.

Sur un autre plan, les Saoudiens regardent avec inquiétude vers la Turquie, leur allié dans le soutien aux rebelles syriens.

Elle a commencé à faire des gestes de conciliation envers l’Iran, dont l’invitation du président turc, Abdullah Gul, à son homologue iranien pour effectuer une visite officielle au début du mois de décembre. Le rapprochement entre l’Iran et la Turquie s’est aussi largement accéléré, Israël en a dénoncé un accord entre les services secrets entre les deux pays.

Dans la foulée, le double attentat-suicide qui a tué 23 personnes devant l’ambassade iranienne à Beyrouth, les médias arabes se sont faits unanimes. C’était un « message », à propos de la Syrie, de l’Arabie Saoudite à l’Iran qui s’est placé avant les négociations nucléaires à Genève.

Un jour plus tard, un groupe chiite en Irak a revendiqué la responsabilité de mortiers lancés en Arabie Saoudite près de la frontière entre les deux pays. Ce qui rend les tensions au Proche-Orient plus étendues désormais, introduites en Arabie Saoudite.

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