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La catastrophe du continent des plastiques flottants



Aux bouteilles et sacs en nylon se rajoutent les bâches des serres agricoles.


mardi 19 novembre 2013
par Hugo Mastréo


Le problème des déchets flottants dans l’océan pacifique tire à son apothéose. Au point de devenir la 1ère catastrophe écologique de notre époque, l’accumulation par les courants marins de détritus plastiques provenant des bateaux et des continents, s’élargit inexorablement !

Le capitaine Charles Moore a été le premier à découvrir cette zone de concentration de plastiques flottants dans le pacifique. Elle s’étendrait maintenant sur 3,43 millions de km², soit près d’un tiers de la superficie de l’Europe.

Les mesures qui ont été émises pour estimer la présence des éléments plastiques, ont des estimations qui ne peuvent fixes, au même titre que les déplacements incessants des éléments. Les scientifiques avancent en 2013, que la composition est de 750 000 débris par km². Greenpeace évoquait même fin 2006 près d’un million de déchets par km² dans son rapport sur les débris plastiques et la pollution des océans.

Si le bois jeté en mer prend aussi des années pour se décomposer, il a moins nocivité écologique. Et il peut devenir un bienfait en vieillissant, comme fertilisant des plantes aquatiques et nourrir des organismes. Notamment quand ses quantités ne sont pas asphyxiantes.

Tous les débris qui n’échouent pas sur des plages, sont emportés en plein océan pacifique qui a deux tourbillons après des périples pouvant durer des années. Ils constituent un réel danger sur la faune marine dans son ensemble. Et à plusieurs reprises des spécimens d’espèces (tortues, oiseaux et poissons) sont trouvés morts surtout à des ingestions de ces déchets.

Selon le journal espagnol « Corre Del Orinoco », une baleine de 14 mètres de long et pesant 50 tonnes a été retrouvée morte sur la côte néerlandaise de Helling.

Au cours de l’autopsie, 59 parties en plastique utilisées sur les toits des serres ont été découvertes dans son estomac. Au total, c’est 20 kg de plastique que le mammifère a avalé .

C’est le second cas en Espagne pour l’année 2013. Un précédent a eu lieu en mars dernier en Andalousie, Espagne, où une baleine avait été trouvée morte ingurgité des morceaux de plastique. La désignation de leur provenance indique les serres agricoles d’Almeria et de Grenade.

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