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Le Makhzen Marocain veut mêler l’Algérie au conflit du Sahara



Incident d’un colonialisme débouté par la légalité internationale.


dimanche 3 novembre 2013
par Azouz Benhocine


Par le fait d’accueillir quelques 170 000 réfugiés sahraouis sur son territoire, comme le sont la Jordanie, la Turquie et le Liban actuellement pour la crise syrienne, l’Algérie est désignée par le pouvoir marocain comme partie prenante d’un conflit qui envahit son territoire. La légalité internationale rajoutant son impartialité, ce qui a généré chez certains jeunes marocains incités par les décideurs officiels de commettre un incident... A moins qu’il faut jeter à la mer tant d’âmes stationnées actuellement à Tindouf !

Avant que le consulat algérien de Casablanca ne soit pris d’assaut, l’ambassadeur marocain à Alger a été rappelé par Rabat pour consultations. D’abord, la veille, le jeudi la colère diplomatique, puis le vendredi, coïncidant avec le 1er novembre chère à l’Algérie, le vandalisme. Un comportement semblable à celui des « batalguias » des régimes arabes corrompus, qui s’en est pris au siège de la représentation consulaire.

Pris dans sa logique d’occupation, tel que la pratique Israël envers la Palestine, le Makhzen cherche à impliquer son voisin dans le dossier du Sahara occidental. Lequel vient de vivre deux faits majeurs à l’origine de l’excitation des jeunes marocains militants d’un colonialisme complètement débouté par la légalité internationale.

Ce qui est frappant dans ce fait, comme le montre la séquence vidéo ci-après, les propagandistes excités qui ont manifesté dans cette ville de province devant l’enceinte de la représentation consulaire algérienne, étaient accompagnés par des agents de police. Qu’un manifestant aille jusqu’à s’en prendre à l’emblème du pays hôte, dénote de la panique qui règne pour le dossier du Polisario, qui recèle d’ailleurs des cas d’atteintes gravissimes aux droits de l’homme !

Le manifestant qui a retiré le drapeau algérien des hauteurs du siège du consulat a été arrêté, selon un communiqué du ministère de l’intérieur marocain. C’est le fruit abouti d’un matraquage médiatique entretenu par la presse du roi… Le Maroc s’est aussi officiellement excusé auprès de voisin de cet acte.

Une organisation connue sous le nom de « Mouvement de la jeunesse royale » est derrière cet incident condamnable. Une cause perdue ne peut générer que de telles atteintes. La question sahraouie est actuellement sous les feux de la rampe. Alors que la « narco-monarchie » du Maghreb se trouve sur le banc des accusés, spoliateur d’un peuple de sa patrie, comme l’est la dérive sioniste envers le peuple palestinien.

Christopher Ross Christopher Ross, l’envoyé du secrétaire de l’ONU pour le Sahara occidental, a présenté son rapport au conseil de sécurité le 2 novembre. Après un périple de 22 jours, du 7 au 25 octobre, au niveau du continent africain, il recommande la négociation directe entre la monarchie et les représentants du peuple sahraoui.

Et du 27 au 30 octobre s’est tenue la conférence africaine de solidarité avec le Sahara occidental à Abuja en Ethiopie, le Bénin s’est déjà proposé déjà pour abriter les prochaines assises.

Le continent africain est dans son ensemble en rupture avec le Maroc qui a quitté l’organisation, l’UA (Union Africaine), en 1985 à la suite de l’admission du Front Polisario en 1982.

Quand l’UA gagne de crédibilité en aidant le Mali par la mobilisation des troupes de la Munisma, avec le soutien de la France, de se débarrasser des hordes des islamo-terroristes et en mobilisant des troupes de 6 pays africains, le Maroc est dans isolement régional, au niveau de l’Afrique, qui n’a pas d’égal pour d’autres nations du continent.

Pour rappel, le Maroc a montré des visées expansionnistes deux mois après l’indépendance de l’Algérie. En 1963 des intrusions de contingents marocains ont été tentées. En vain, une riposte des maquisards qui ont fait l’indépendance algérienne du colonialisme français, n’en ont eu que pour quelques jours pour les mettre en échec...