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Iran - Israël : deux régimes prêts à s’affronter



L’apaisement que Rohani désire a gagné contre le va-t-en-guerre sioniste.


jeudi 3 octobre 2013
par jaco


L’offensive de charme menée par le nouveau président de l’Iran n’est pas du goût d’Israël. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s’est exprimé devant l’assemblée de l’ONU, dénonce une ruse. La volonté de déclencher une guerre des pays occidentaux contre le pays des Mollahs est maintenant assez écartée, l’Etat hébreu jure qu’il attaquera tout seul !

Voir en ligne : Notre DOSSIER : tous nos articles co,nsacrés à Israël et Iran

Lors de son discours devant l’Assemblée générale, la semaine dernière, Rouhani a dit à propos des armes nucléaires « n’ont pas leur place dans la sécurité de l’Iran et dans la doctrine de défense, et en contradiction avec nos convictions religieuses et éthiques fondamentaux. » Qui serait tenté de le croire en matière de programme militaire ou bien de convictions spirituels ?

Depuis qu’il a pris ses fonctions, après son élection en Juin, Rohani fait usage d’un ton plus conciliant. Au forum mondial, quelques jours avant son intervention à l’ONU, il a suggéré, préparant son offensive, qu’avec des adversaires l’Iran se prépare à des pourparlers plus sérieux.

Les arguments israéliens utilisés à l’ONU sont désormais moins pertinents que par le passé. Voici la principale tirade prononcée par Netanyahou : « Ne laissez pas la pression… jusqu’à ce que l’Iran démonte entièrement le programme d’armement nucléaire » . Rajoutant qu’Israël, « censé posséder seul un arsenal atomique du Moyen-Orient, était prêt à recourir à l’action militaire unilatérale contre l’Iran si elle le juge que la diplomatie va l’impasse. »

Ces deux régimes démagnétisés, pour tout dialogue ou rapprochement, et bellicistes, n’ont pas été jusqu’à la confrontation pendant le règne d’Ahmadinejad, où les controverses n’ont pas manqué. Le changement de discours côté iranien, après l’élection du soi-disant modéré Rohani, commence à percer alors qu’un climat plus apaisé trouve quelques échos. Les 30 minutes d’échanges téléphoniques entre Barack Obama et le nouveau leader iranien, montrent qu’un dialogue est entamé.

Les Etats-Unis, Israël et d’autres pays généralement occidentaux accusent l’Iran d’utiliser son programme nucléaire pour essayer de développer la capacité de produire des armes. Alors que l’Iran affirme que c’est à des fins énergétiques pacifiques. Désirant un accord rapide qui lèverait les sanctions internationales paralysant son économie, l’Iran aspire à mettre un terme à une décennie de confrontations sur ses ambitions nucléaires.

La caricaturale démonstration faite par Netanyahou, il y a un an devant la même assemblée générale de l’ONU, comportait aussi une certitude que l’Iran allait posséder sa bombe nucléaire dans les semaines qui suivent. Depuis les sanctions économiques décidées antérieurement n’ont été pas suivies par tous les pays...

Or stratégiquement, pour réaliser l’illusion du Grand-Israël, l’Etat hébreu préconise de désarmer tous les pays de la région qui se risqueraient de s’y opposer à son projet…

Barack Obama a démontré, pour l’instant, qu’il emprunte la voie diplomatique pour contrôler le programme nucléaire iranien. Les Européens le rejoignent aussi, jusqu’au moment où cette nouvelle perspective de discussions reste ouverture. La diplomatie européenne écarte et vérifie les mensonges et les choses effrayantes qu’on brandit à la veille d’agressions et de guerres !