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Öcalan Abdullah annonce la fin des hostilités



Le PKK et la Turquie s’adaptent aux changements de la région


jeudi 21 mars 2013
par Hugo Mastréo


Le leader du PKK Abdullah Öcalan devait lancer ce jour, 1er du printemps et du nouvel an kurde « Newroz » , un appel au cessez-le-feu à partir de sa cellule selon une dépêche de Reuters, datant du lundi. De la prison de l’île d’Imrali, en plein mer, de Marmara où il est le seul détenu depuis 1999, il prendra parole pour une trêve conclue entre les autorités turques et son organisation.

Avant d’être arrêté en 1999 au Kenya, lors d’une opération conjointement menée par le Mossad, la CIA et les services secrets turcs, Öcalan vivait en Syrie où il jouit d’une énorme considération au sein de la communauté kurde et des mouvements de gauche.

Le despote Bashar Al-Assad avait décidé de l’expulser, acte qui sera suivi plus tard par la livraison à la justice française du vénézuélien Carlos. Ce dernier, à chaque comparution devant les magistrats hexagonaux se dit révolutionnaire professionnel.

Après des mois de discussions, dont les 8 heures de 3 députés turcs, passées avec le leader, dont Selahattin Demirtas qui a rendu public ce projet, au nom des autorités turques, Ankara espère juguler une insécurité tant redoutée.

Abdullah Öcalan a été condamné à la peine capitale, puis dans l’espoir de rejoindre l’UE (Union Européenne) la Turquie a aboli la peine de mort. Sa condamnation a été communiée à la perpétuité.

C’est surtout après l’évolution des négociations du Parti pour la paix et la démocratie (BDP : parti kurde proche d’Öcalan), la décision d’arrêter les hostilités menées par le PKK (parti des travailleurs Kurdes), est très attendue au niveau de la Turquie et dans les autres zones Kurdes d’Iran, d’Irak et de Syrie.

Dans la ville de Diyarbakir, au Sud-est de Turquie où l’ethnie kurde est majoritaire, le fait est attendu avec des centaines de milliers de manifestants pour écouter ce leader.

Avec la guerre américaine en Irak, la crise syrienne, le « Printemps Arabe » et tant d’autres évolutions historiques qui ont modifié la carte géopolitique de la région, aussi bien l’armée turque que le PKK croient à l’inutilité de la belligérance qui a duré des années.

La revendication d’un Etat indépendant dans le sud-est de la Turquie, est revue à la baisse, désormais il s’agit une plus grande autonomie et de droits culturels pour les Kurdes. Et ce à l’issue des pourparlers…

Très attendue, cette déclaration sera reproduite ici, suite à une mise-à-jour de cet article.