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Le plus important membre d’Al Qaeda à être jugé aux USA



Gendre de Ben Laden et prédicateur attitré de l’islamo-terrorisme international


vendredi 8 mars 2013
par jaco


Depuis les attentats du 11 septembre 2001, c’est l’un des grands personnages d’Al Qaeda à être jugé, depuis ce vendredi 8 mars en Amérique. Il y a eu le franco-marocain qui a tenté de prendre part aux attaques, mais il n’était pas un responsable. Sulaiman Abu Ghaith, qui est marié à l’une des filles de Ben Laden, Fatima, a servi comme porte-parole d’Al-Qaïda, selon les observateurs qui suivent par l’écoute les déclarations de l’organisation islamo-terroriste.

Voir en ligne : NOTRE GRAND DOSSIER : islamo-terrorisme et Al Qaeda

Il apparaissait très souvent sur la chaîne Al-Jazeera

Malgré qu’il n’a participé à aucun acte majeur, la justice américaine le décrit comme un propagandiste appartenant au cercle central d’Al Qaeda. Et il est le seul à ce niveau de la hiérarchie de la nébuleuse criminelle et de l’entourage très proche direct de Benladen (tué en mai 2012), à être jugé aux Etats-Unis.

Sans avoir pris part aux attentats du 11 septembre, il a été parmi les plus écoutés dans les milieux islamistes à les avoir justifiés. Delà, Benladen l’a remarqué et lui a demandé d’être parmi les prédicateurs attitrés. Depuis, l’agence américaine du renseignement l’avait identifié à plusieurs reprises aux côtés d’Oussama Benladen et de Ayman al-Zawahiri qui dirige actuellement Al Qaeda.

Des détails plus fournis sur sa personne sont rares, de même que ceux en rapport avec son arrestation, en février 2013, en Jordanie restent encore flous. Le service d’espionnage Jordanien, relevant de la Direction des renseignements généraux, est l’un des plus proches partenaires de l’Agence centrale de renseignement -CIA- au Moyen-Orient.

Sulaiman Abu Ghaith a été remarqué par les agents américains dès 1990, alors qu’il s’est fait prédicateur contre la première contre l’Irak lors de l’invasion du Koweït par Saddam Hussein. Il est resté dans cet activisme aussi en 2000, lors de la guerre de G. W. Bush en 2000, alors qu’exerçait le métier d’enseignant au Koweït.

Koweïtien de nationalité, il vivait depuis 2002, avant qu’il ne soit appréhendé en Jordanie en février 2013, en Iran. Pays qui abrite, selon des sources du renseignement américain, nombreux membres "Majliss Echoura" d’Al Qaeda.

Ces islamo-terroristes sont souvent sous résidence surveillée en Iran, pays chiite, qui se refuse d’avoir des lien avec l’organisation terroriste internationale qui est sunnite. Cependant, le pays des mollahs ne s’embarrasse de manipuler des groupes au Pakistan... Ces derniers mois, les agents secrets américains ont su que ces membres d’Al Qaeda, de plusieurs nationalités, tentent de regagner leurs pays d’origine.

C’est lors d’un voyage en Afghanistan en 2000, qu’il rencontra le chef d’Al Qaeda, lui fit allégeance et fini par épouser l’une de ses filles. Il fut repéré en Turquie dès la fin de l’année 2012, qui a refusé de le livrer à la CIA. Ankara a préféré l’expulser vers son pays d’origine le Koweït.

Les Etats-Unis ont promulgué dernièrement une loi permettant d’abattre toutes personnes voulant s’en prendre à la première puissance, quand il n’y a pas de possibilité de capture. Cet élargissement de la mise à mort ciblée au Pakistan, au Yémen et ailleurs, le visait. Et c’est une occasion rare de détention d’un membre d’Al-Qaïda à l’étranger plutôt que de le tuer.

Cette prise d’un membre d’Al Qaeda pour les Etats-Unis sert davantage à recueillir des informations des membres d’Al Qaeda résidents en Iran. Les informations concernant toute l’organisation restent difficiles à percer.

Son procès se tient depuis ce vendredi non loin de Manhattan et du site du World Trade Center. La ville ne New-York se montre réticente au choix de ce lieu de jugement, où seront aussi traités les cas d’Abou Hamza al-Masri (voir notre sujet) et d’Adel Abdul Bary, accusé de complot dans les attentats de 1998 contre deux ambassades des États-Unis en Afrique de l’Est. Tous deux ont plaidé non coupable.