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Algérie : Abou-Zeid abattu au Mali ?



Précautions pour une info qui ne tranche pas le vrai du faux !


jeudi 28 février 2013
par Damien Djamel Bouch’Raf


Le groupuscule AQMI est commandé par l’Algérien d’Abdelhamid Abou Zaïd dit, dans les milieux islamo-djihadistes internationaux qui aiment donner une intonation aux normes arabisées, par "Abdelhamid Abu Zeid". De son vrai nom Mohamed Ghdiri. Il a été abattu par une unité française intervenant au Mali, lors d’une embuscade du 28 février 2013 ou d’un pilonnage au nord du pays. Les sources françaises restent réservées sur l’identification !

Voir en ligne : NOTRE GRAND DOSSIER : "-A Q M I-"

Le personnage est certainement le plus secret des criminels algériens. Il n’avait jamais été identifié, à ce jour, avec précision. Abdelhamid Abou Zaïd est une désignation qui a été recueillie auprès d’autres terroristes ayant militer avec les chefs du parti islamiste aujourd’hui dissout le FIS.

Il figurait sur la liste des personnes répertoriées par le FBI et la CIA, et les éléments anthropométriques figurant sur sa fiche de recherche sont longtemps restés peu détaillés. Sa mort a été annoncée par la chaîne de TV algérienne "ENNAHAR". Et les services de l’armée algérienne n’ont pas officiellement confirmé.

Mais bien des heures qu’elle a été rendue publique, côté français l’information confirme qu’un détachement des forces spéciales avait abattu six véhicules de type "tous-terrain", jugés comme des objectifs militaires. Pas moins de 40 hommes ont trouvé la mort lors de cette opération.

Le MNLA, l’organisation des Azawads, a confirmé qu’Abou Zeid est mort. Le porte-parole de cette organisation séparatiste des "Touaregs" a ironiquement a précisé : "mort et enterré" !

Plusieurs noms ont circulé au sujet d’Abou Zaïd, avant que son profil soit cerné. Les sources algériennes qui annoncent une telle information, devraient au moins rajouter une formule d’impératif ! Il s’est fait connaître d’abord par Abid Hamadou, puis avec Mohamed Ghdiri. Et c’est ce dernier qui semble lui être retenu.

Avec le tristement célèbre Mokhtar Belmokhtar, il était en conflit pour diriger l’AQMI dont l’évolution et la genèse ramène au terrorisme strictement algérien. Celui, né en Kabylie avec le GSPC, suite à une scission du GIA. Et qui s’est mué en massacres des hommes de la nouvelle organisation contre les récalcitrants restés attachés à l’ancienne.

Ce qui est la "Djazaâra", par laquelle les responsables du parti qui allait prendre le pouvoir en Algérie en 1991, prônait un islamisme agressif et conquérant. Une théologie nationaliste et fasciste qui viserait un rayonnement international à partir de l’Algérie. Elle présumait la violence comme méthode de prise de pouvoir pour imposer la dictature du prolétariat vert.

Les deux hommes sont issus du sud algérien, ce qui les a aidé à étendre et à imposer leur puissance dans l’un des plus vastes déserts du monde "le Sahara Algérien".

La traque de l’AQMI, Mujao et Ansar-Eddine bat son plein. Les villes déjà libérées, comme GAO sont à l’heure des kamikazes. Alors qu’au fur et à mesure de l’avancée au nord-Mali les hordes sont plus disparates.