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Chuck Hagel : bête-noire du lobby pro-israélien



Obama persiste à modifier la diplomatie américaine...


vendredi 15 février 2013
par Hugo Mastréo


En janvier 2013, Barack Obama un démocrate, désigne un républicain pour succéder à Leon Panetta, comme secrétaire à la Défense des États-Unis. Il s’agit de Chuck Hagel, un homme de convictions qui, en étant du camp opposé, suit l’opinion du Président en matière surtout de l’interventionnisme américain. Une chose qui mérite d’être rappeler, cette information de l’arrivée de ce personnage aux positions tranchées sur le conflit du Proche-Orient, est assez tue par les médias traditionnels.

Cet ancien sénateur du Nebraska au Congrès des États-Unis, entre 1997 et 2009, n’est pas en odeur de sainteté avec les autres républicains, ses co-partisans, notamment au Sénat, chambre qui doit valider sa nomination. En 2002, il se voit réélu avec 83 % des votes, alors qu’en 2005 il est passé avant un autre démocrate, Ben Nelson, qui était au poste de gouverneur, avec 54%.

Dans les documents à l’appui, qu’il a remis aux enquêteurs du Sénat qui travaillent pour confirmer sa désignation, le nouveau secrétaire à la Défense est accusé de ne pas avoir révélé au moins deux de ses discours récents sur le sujet du conflit israélo-arabe.

Un bras de fer n’est pas resté inaperçue aux Etats-Unis, autour de sa nomination, entre partisans et opposés. Mais il est complètement ignoré dans nombreux pays occidentaux. Au fond des choses, les lobbys pro-israéliens jouent d’abord l’opposition au président des Etats-Unis, pour son choix de Chuck Hagel dont la renommée n’est plus à faire.

Si certains démocrates lui reprochent ses propos « politiquement incorrects » sur les homosexuels. Plusieurs de ses anciens collègues, des républicains tenants de l’idéologie guerrière, lui reprochent des opinions supposées trop pacifistes, trop anti-israéliennes ou favorables à la dénucléarisation du monde.

Or, ce qui n’est pas dit aussi aussi et mérite d’être précisé, en ces circonstances d’arrivée d’un nouveau Secrétaire d’Etat, : Le président Obama et deux de ses principaux conseillers ont, pendant la dernière semaine du mois de juin 2012 à Washington, participé à une conférence organisée par un groupe associatif arabo-américain. Dont les membres et affiliés condamnent systématiquement Israël.

Il s’agit de l’ADC, "Arabo-American Anti-Discrimination Committee" dont les adhérents désignent les chefs de Tsahal comme des terroristes et assimilent le "sionisme" au racisme.

A l’époque cette réunion a été perçue comme un réel danger dans la campagne électorale présidentielle. Puisque les lobbys pro-israéliens promettaient, en investissant des centaines de millions, à priver l’actuel occupant de la Maison Blanche de son second mandat.

Arrive donc au secrétariat d’Etat à la Défense Chuck Hagel ! L’homme a l’opinion tranchée et subit la pression des sénateurs qui défendent l’allié israélien. Il a siégé dans trois commissions sénatoriales : la première concernant les affaires étrangères, la seconde portant sur l’urbanisme et la troisième sur les services secrets. Il a idée des tractations, et est considéré comme le plus farouche adversaire des lobbys pro-israéliens aux Etats-Unis.

Plus renommé comme un opposant à la politique de G. W. Bush, son contemporain, le 18 août 2005, Hagel compare la guerre en Irak avec la guerre du Viêt Nam...

LE PORTRAIT LUI QUE RESERVE l’encyclopédie WIKIPEDIA : CHUCK HAGEL