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74 prisonniers aux Emirats Arabes, sans défense ni droits !



Un printemps arabe bloqué dans les monarchies du Golf


lundi 28 janvier 2013
par Azouz Benhocine


Au total 74 activistes des Emirats arabes unis croupissent actuellement en prison, sans jugement et sans moindre respect d’une éthique quelconque de justice ou de citoyenneté. Ils étaient une cinquantaine à l’été 2012, et le nombre ne cesse d’augmenter depuis qu’ils étaient environ une trentaine en 2011.

Les seules voix encore en liberté ont recours à la démarche, incitant l’ONU et les organismes internationaux de les aider, qui consiste à exiger des explications des autorités. Ils demandent juste une déclaration pour déterminer l’avenir, la situation et les accusations enjointes à ces détenus.

Détenus des Emirats Arabes Unis

Ces prisonneiers illégalement sont des signataires d’une pétition, en mars 2011, appelant à des réformes politiques. Ayant initié cette action citoyenne sans violence, ils sont depuis internés sans regard de leurs droits les plus élémentaires. Soumis à des tortures en prison et leurs familles harcelées pour qu’ils renoncent à leurs droits citoyens, dans l’indifférence et le silence des opinions arabes et internationales.

Dans cette monarchie, comme toutes les autres de la région du Golf, toute opposition est interdite et la moindre notion de libertés ou d’égalité est bannie. Et si un Printemps arabe devait exister, il devait plus toucher ces royaumes où des familles de quelques centaines ou milliers de personnes campent et s’accaparent de faramineuses rentes des ressources naturelles. Ou bien utilisent les systèmes d’imposition à leur seul intérêt.

Politiciens et militants des droits lancent, depuis janvier 2013, un ultime appel à l’opinion internationale et à l’ONU pour que cessent les traitements injustifiés et illégaux de ces 74 individus qui attendent d’être jugés. Dans l’incapacité de se faire entendre, quand ils ont demandé une déclaration officielle des autorités qui emprisonnent ces gens, ces militants encore libres de leurs actes tentent de soutenir les détenus.

Dans un rapport publié le 21 janvier 2013 par « l’observatoire des droits : Freedom House », des détails sont donnés concernant la dégradation des droits de l’homme et de liberté d’expression dans cette petite monarchie regroupant plusieurs principautés. L’accusation passe-partout est : « porter atteinte à la sûreté de l’État ».

Le blogueur Ahmed Abdul Khaleq

Parmi les activistes, Ahmed Abdul Khaleq, blogueur et militant des apatrides Bedoun. Emprisonné d’avril à Novembre 2011, pour accusation d’insulte du président Emirats Arabes Unis Khalifa bin Zayed Al Nahyan, du vice-président Mohammed bin Rashid Al Maktoum et du prince héritier Mohammed bin Zayed Al Nahyan des Emirats Arabes Unis.

Désigné comme un prisonnier d’opinion par les organismes internationaux des droits de l’homme, il a été libéré à la suite d’une grâce présidentielle. Puis en mai 2012, il a été de nouveau arrêté et soumis au choix inique : la détention indéfinie ou bien l’exil. Le 16 Juillet, il a quitté le pays pour la Thaïlande.

Parmi aussi les détenus, notons les membres de l’association réformiste "Islah" , ainsi que le Président du Centre des Émirats pour les études et l’information, le Dr Mohamed Al-Mansouri.