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A l’Unesco, les palestiniens n’ont pas été spoliés de leur culture !



Boycotter l’Etat hébreu, comme c’était pour le régime minoritaire des Blancs en Afrique-du-Sud, se dessine comme solution imposant la paix.


mercredi 2 novembre 2011
par Damien Djamel Bouch’Raf


La réaction israélienne, précédée par la décision américaine de suspendre sa contribution financière comme l’indication confortant la sauvagerie de riposte, ne s’est pas faite attendre. Le blocage des droits financiers de l’Etat palestinien (en marche vers la reconnaissance internationale) dont la dépendance reste à démanteler, dur le plan des ressources transitant sous les commandes du colonisateur, n’a aucun effet. Il n’y a pas pire que 60ans d’occupation injuste. Aussi l’Etat hébreu annonce l’accélération de la colonisation, hypocritement comme si elle était lente par le passé.

Puis le lendemain de l’accès à un siège à l’Unesco pour la représentation palestinienne, Internet a été coupé d’une manière à ne pouvoir déterminer si c’est un acte de hackers (pirates informatiques) ou bien un acte délibéré du colonisateur mis en échec désormais bien lancé !

Les soutiens habituels et inconditionnels à Israël commencent à être pris du doute que l’Etat hébreu désire vraiment en finir avec la spoliation colonialiste. A l’origine et vecteur majeur du conflit du Proche-Orient et de prolongation, l’expansion des territoires fait un malheur et il s’appelle celui de la population palestinienne. A l’Unesco, lors de l’acquisition d’un siège à part entière par ce peuple chassé de sa patrie, l’Italie et l’Angleterre se sont abstenus. Pourtant par le passé… !

La France a fait, un surprenant pas en mettant son forcing, son geste positif. Isolant un apartheid qui, va en s’accusant sur la scène internationale. Et qui, à termes sera boycotté comme fut pour le pouvoir minoritaire des blancs en Afrique-du-Sud. Tel est le message français à l’égard des israéliens quand leurs dirigeants redoutent la paix !

Bien avant l’ultime vote au siège parisien de l’Unesco, les USA, qui sont les grands perdants car montrant l’image habituelle du soutien inconditionnel à Israël, avaient brandi, par la voix de la sous-secrétaire américaine pour l’éducation Martha Kanter, la menace de couper leur contribution qui équivaut à 80 millions de dollars. Ils savent pourtant que cette entremise, de couper leurs finances a été plusieurs fois faite et sans résultats !

Reprenant une rhétorique, « … il n’y a pas de raccourci pour la paix, … contre-productif, et … prématuré… », comprise désormais dans le monde comme un dépannage démagogique de la diplomatie américaine qui perd énormément. A l’heure d’une crise vouée en récession et des sorties aux mythes écornés en Afghanistan et en Irak, en voici une tare certainement plus sombre. Devenue une criarde complicité ouverte avec des criminels de guerre, l’administration d’Obama est sous la double pression : en interne des lobbys pro-sionistes et, exogène, de la communauté internationale. Qui trahir encore une fois ? L’allié habituel qui entretient une situation au Proche-Orient ou bien les démocraties qui ont suivi la 1ère puissance du Monde.

Après les premières victoires du Printemps Arabe (en Tunisie, en Lybie et en Egypte) qui ont chassé les dirigeants défaitistes dans des guerres, de 1967 et 1973, face à Israël, l’heure de l’émancipation du peuple palestinien du joug de l’occupation fait sa marche. Les dirigeants des Etats arabes qui se sont impliqués pour la destruction de l’Etat hébreu sans jamais eu de victoires, partent aux poubelles de l’Histoire. Et les peuples, qui étaient sans paroles, deviennent maîtres de leur destin !

Les Etats-Unis, Canada, Allemagne et Hollande ont voté contre l’adhésion palestinienne. Brésil, Russie, Chine, Inde, Afrique du Sud et la France a voté en faveur. Des pays européens qui étaient par le passé à la merci d’une nébuleuse victimisation des persécutions des juifs dans le vieux continent, ont conséquemment adopté le pragmatisme de mettre fin à un conflit ahurissant de part la durabilité de ses brouilles et machinations ! Et l’UE (Union Européenne) vient de vivre une incohérence criarde, car n’ayant pas fixé une position commune, cette victoire palestinienne veut inéluctablement dessiner un prochain couronnement à l’ONU.

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation la science et la culture (UNESCO) est devenue la première agence de l’ONU à accueillir officiellement les Palestiniens en tant que membre à part entière. Des éclairages s’imposent à l’opinion mondiale, en vue d’arrêter un conflit, de couverture des droits d’un peuple poussé à l’errance car délogé de sa terre et rétablir des injustices.

Depuis que le président Mahmoud Abbas a demandé le 23 Septembre l’adhésion aux Nations Unies, l’explosion d’applaudissements qui a accueilli le discours du « Sommoud » (combat par la non-violence) du leader, le revers s’est enclenché à l’égard de l’impunité d’Israël. L’expansion illimitée et indéfinie de la colonisation, éloigne la paix de la confusion enchevêtrant sionisme et judaïsme. Il reste cependant nombreux médias, à jouer la haine en niant la démarche d’un peuple désarmé face à une machine de guerre.

Plus payant pour les palestiniens le style Mahmoud Abbas, basé essentiellement sur la diplomatie, donne une image de résistance qui rompt avec les anciennes pratiques et tourne le dos à celle du Hammas qui gouverne à Gaza. Le lendemain du vote Israël a déclaré officiellement multiplier les colonies.

Liebermann, la déclaration a été faite par ce non-moindre ministre des affaires étrangères qui reste un inconnu sur la scène internationale car cloîtré dans l’injustice que l’univers interprète désormais plus judicieusement, habite l’une des nouvelles colonies arrachées aux palestiniens… Après des années de casernement de contingents de Tsahal composés d’une soldatesque à double nationalités, se tient la construction de logements où débarquent des colons fiers et assumant la spoliation.