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Américains et israéliens n’ont jamais connu une si intense pression des palestiniens aspirants à un Etat souverain.



APRES LE PRINTEMPS ARABE, L’AUTOMNE ONUSIEN !


jeudi 15 septembre 2011
par Hugo Mastréo


Jamais la question palestinienne n’a eu autant de sympathie dans le monde, qu’à la veille du projet de déclaration d’Etat en septembre 2011 à l’ONU. Nombreux pays soutiennent plus ouvertement la création d’un pays, 194è membre, égal à tous ceux qui y siègent. Et tous ils observent le conflit dit « du Proche-Orient » par son imposante facette de l’insécurité, telle une bombe à retardement qui fait admettre que le terrorisme est un combat de faibles contre les puissants.

Sur le monde, l’onde maléfique du terrorisme est multipliée, de plus en plus périlleuse à cause de la Palestine que le monde, impuissant, observe depuis 60 ans !

Le peu d’indifférence des peuples de la Terre, au sujet de l’injuste colonisation israélienne, agace les tenants de cette dernière. Les précurseurs de cette occupation d’une violence longtemps sournoisement cachée, surfent sur une impunité faussement attribuée, à tous les juifs retrouvant la terre promise. Une arrogante familiarité qui n’envie rien aux vielles pratiques de l’impérialisme inhumain, que l’histoire sinistre a retenu.

Les mœurs de politique étrangère actuelle, particulièrement des pays occidentaux, maintiennent une situation conflictuelle sans lendemain. Ce qui fausse la perception établie que la démocratie peut ménager le colonialisme, en voulant le décrasser et proprement d’une prétendue mission civilisatrice !

Aussi bien les Etats-Unis qu’Israël sont sous une pression, de la vaste et offensive préparation de la déclaration de l’Etat palestinien sort de l’habituel, première du genre de ce peuple martyrisé. Ces deux nations impliquées dans ce conflit, n’ont pas eu à croiser auparavant un tel résistant bras de fer, venant d’un peuple désarmé. Au point qu’un clash est risqué dans la tribune officielle de l’organisation mondiale. Et en conséquence une mise à l’écart des diplomaties de ces deux Etats qui apparaissent éloignés de la paix, celle qu’attendent les autres pays du monde. L’insoutenable spoliation d’un peuple démuni des arsenaux de ses ennemis, fait continuer le blocage de cette paix tant désirée.

Les dirigeants du monde qui se réunissent habituellement à New York, lors de l’assemblée générale, sont souvent de hauts niveaux, entre chefs d’Etat et fortes délégations accompagnant des chefs de gouvernements. Et cette fois la tension n’a pas cessé de monter, avec une teneur inégalée quand le chef de l’exécutif turc Recep Tayyip Erdogan a effectué un mouvement, à la veille de la réunion onusienne, ébranlant tous les statu-quos autour de la liberté d’un peuple livré à l’exil et à un fascisme largement dénoncé.

En effet la confrontation à l’ONU, ne peut être cette fois si simple eue égard au véto promis par les USA dans le cas que l’autorité officielle fasse la demande de l’admission de l’Etat palestinien et qui siègerait, un jour, au conseil de sécurité. Le contexte régional a aussi amplement bougé, les relations entre trois pays géographiquement proches : l’Egypte, Israël et la Turquie. Le printemps arabe a modifié, pour sa part, toutes les donnes du passé. Ces pays étaient dans une harmonie artificielle qui couvait une guerre déstabilisante de la région, et dont l’origine est le colonialisme qui soustrait la terre palestinienne à ces vrais occupants et propriétaires.

L’autorité palestinienne et les pays arabes se sont penchés vers la passe à l’Assemblée générale, en l’étudiant dernièrement. Contenter le peuple palestinien « d’entité observateur » sans droit de vote, un statut égal à celui du Saint-Siège du Vatican, rend aléatoire la paix. Les douze millions de palestiniens ne peuvent s’en accommoder éternellement d’une telle position, des plus précaire, parmi les autres citoyens des autres nations.OBAMA soutient les frontières de 1967


Obama demande à Israël de rétablir les... par DB-VIDEOPRESS

Les américains, outre l’opposition tacite qu’ils ont exprimée à l’existence d’un Etat palestinien, continuent de tergiverser. Mme Clinton prévoit un déplacement pour rencontrer, avant le jour « j », les autorités palestiniennes et israéliennes, avec l’espoir d’une reprise des négociations et se dit porteuse d’une plateforme pour le dialogue. Or cette démarche vient de la pression.

La chef de la diplomatie de l’Union européenne, de son côté en matière de politique étrangère, Catherine Ashton, ainsi que Tony Blair, qui est envoyé spécial de l’UE dans ce conflit, soutiennent l’approche. Mais elle reste trop instantanée pour être crédible, notamment la proposition de la secrétaire d’Etat des States. Elle espère un accord éventuel qui pourrait permettre d’éviter un vote aux Nations Unies, qui sera soumis pour approbation au Conseil de sécurité ou l’Assemblée générale…

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître l’administration que dirige Obama est devant un dilemme, entretenant un paradoxe en déclarant vouloir deux Etats et même selon les frontière d’avant 1967. Mais les négociations sur de telles bases sont rejetées par le protégé Eta hébreu ! Et cette fois, plus que jamais sous les yeux de toute l’humanité les palestiniens ont gagné une aura qu’ils n’ont jamais pu atteindre depuis des décennies. Ils ont depuis déjà des années choisi le SOMMOUD (la résistance) que la violence !