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Dubaïgate : mandat international contre Benjamin Netanyahu.



Rebondissement épisodique dans l’affaire criminelle du Mossad à Dubaï.


mercredi 3 mars 2010
par N.E. Tatem


L’union européenne a désapprouvé les agissements des agents du Mossad à Dubaï. L’affaire devenue désormais la "Dubaïgate" questionne l’opinion mondiale en matière de légalité internationale, le premier ministre israélien va être poursuivi. Et les citoyens européens savent-ils si les administrations et les responsables politiques de leurs pays sont en connivence ou pas ? Une telle masse de passeports entre les mains des agents des escadrons de la mort du Mossad, est une intrigue qui ne peut passer sous silence !

Le rehaussement de l’affaire baptisée désormais "Dubaïgate" interpelle l’opinion mondiale. Et place la légalité internationale devant les faits que les médias ont rapporté à travers les canaux et réseaux de plus en plus mondialisés. La procédure et le traitement de la police et qu’a instruit la justice de cette modeste principauté, donne une crédibilité inégalée au cheminement de l’affaire. Le petit royaume de Dubaï jouit d’un prestige diplomatique auprès de nombreuses capitales, tant pour la probité de ses princes que du dynamisme créée au niveau d’une baie qui possède désormais et depuis quelques mois seulement le plus haut édifice du monde.

Les européens plus décidés que jamais

Au niveau de nombreux pays, les regards sont rivés vers une opulence palpable. Ces intéressements interagissent avec l’assassinat d’un chef du Hamas palestinien, Mahmoud al-Mabhouh. Ce fait placent toutes les contemplations faites à Dubaï, y compris d’avoir été un maillon faible dans la crise du capitalisme avec une économie qui peut être perçue comme fantoche, devant la légalité institutionnelle dont se targue l’humanité. Elle pose désormais un vrai thème dans les relations mondiales.

L’impunité et l’arrogance d’Israël qui se permet même de s’attaquer aux édifices abritant les représentations onusiennes comme à Gaza. D’arraisonner des bateaux et de tenter de prouver que leurs chargements sont des armes destinée à la résistance palestinienne. Et les escadrons de la mort du Mossad qui sont soumis aux ordres directes des chefs politiques d’un Etat colonialiste, loin de respecter les résolutions onusiennes, posent désormais un vrai problème. Déjà les criminels de guerre israéliens sont pris en chasse par nombreux tribunaux de plusieurs pays où des citoyens ont droit de déposer plaintes...

L’utilité de la modernisation des systèmes de sécurité

Portés à l’écran par Steven Spielberg le non des moindres talentueux cinéastes d’Hollywood où végète à outrance les 2 principaux mythes (du peuple élu et du capitalisme comme modèle démocratique), et interprété par Ivan Attal, l’acteur français né en Israël et détenteur du césar 2010, les traques et les assassinats des chefs palestiniens par le Mossad font même de prosélytisme des règles « de bonne guerre ». Le film ayant a pour titre « M.unich » et relate les assassinats de palestiniens pour une prétendue accusation d’avoir été membre du commando qui a fait la prise d’otages des jeux olympiques de 1972.

Les agissements des brigades de la mort de Tsahal officielle et secrète, éliminent en réalité toutes personnalités susceptibles de jouer un rôle historique dans le blocage du processus d’occupation. Il a fallu bien des astuces et des imprévus à Yasser Arafat pour échapper à une bonne centaine de tentatives d’assassinat. Plusieurs fois à Alger, l’une des capitales arabes qui reste hermétique aux agents du Mossad, le leader palestinien qui a imposé son image de proue avec une Keffieh au cou ou sur la tête, arrivait à l’avance de bien des jours du moment où on l’attendait.

Le film de Dubaï qui reproduit le passage à l’acte des tueurs du Mossad

Fini le temps où les barbouzes israéliens assassinent les chefs palestiniens et disparaissent dans la nature sans que la moindre trace de leur passage ne soit relevée. Parmi les illustres coups des services secrets de l’Etat hébreu, l’assassinat en Tunisie d’Abou Nidal un chef des opérations du Fatah et indiqué dans l’accusation d’être l’instigateur du détournement du bateau Achille Lauro. Maintenant les systèmes de sécurité sont plus performants et il est vraiment difficile espions et aux terroristes, aux formes informelles et officieuses de commettre des violences guerrières, de passer inaperçus.

Les Émirats n’entretiennent pas de relations diplomatiques avec Israël (Intéressant interview de Pierre Razoux) et interdisent aux porteurs de passeports israéliens l’entrée dans le pays. Ils ne sont pas le seul pays arabe, y compris nombreux de ceux considérés modérés, n’autorise pas l’accès à leur territoire avec les documents de l’Etat hébreu.

Plainte internationale pour arrestation du 1èr ministre isralien

26 suspects porteurs, selon la police de Dubaï, de vrais-faux passeports (12 Britanniques, six Irlandais, quatre Français, trois Australiens et un Allemand). Après que Mahmoud al-Mabhouh, chef du Hamas et soupçonné de transférer des armes vers de la bande de Gaza, a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel à Dubaï le 20 janvier, l’affaire a éclaté. Elle prend des proportions délicates pour Israël. Le Premier ministre israélien est accusé d’avoir ordonné l’assassinat de ce cadre du Hamas.

Le général Dhahi Khalfan, chef de la police des Emirats, a présenté au procureur une demande en vue de l’arrestation de Benjamin Netanyahu. Soulignant aussi que la décision finale de demander un mandat d’arrêt international à l’encontre du suspect revenait aux autorités politiques. L’affaire connaît aussi une autre escalade...

Si l’affaire des passeports de nombreux européens et de l’Australie alimente encore les investigations concernant leurs productions et leurs utilisations, pour carrément une trentaine de cas de binationaux... Car une telle masse de documents servis, aux tueurs du Mossad, a l’air d’être des établissements consenties et fournies par les administrations des pays concernés.

Le général Khalfan a ajouté, quant à lui, que deux agents de cet escadron avaient «  gagné les Etats-Unis après le crime, après être passés par un pays européen  ». Or il avait été déclaré par nombreux médias, rectifiant la thèse que « tous les suspects » se trouvaient en Israël. Selon la presse, il s’agit de Roy Allan Cannon, détenteur d’un passeport britannique, et d’Evan Dennings, détenteur d’un passeport irlandais.