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Burqa, la cagoule pour cacher le visage féminin…



…Considéré comme un second sexe dans l’islam rigoriste.


vendredi 3 juillet 2009
par Azouz Benhocine


La fumeuse stigmatisation de l’être masculin, veut que ce soit l’homme qui impose la tenue vestimentaire à la femme musulmane. Or c’est mépriser la gente féminine perçue comme éternellement incapable de décider de son accoutrement et de ses convictions. A entendre madame Fadéla Amara, attribuer le port du voile intégral (alias la Burqa, le Djlebab ou bien le Niqab porté en complément du hidjab pour masquer le visage) à uniquement une pression masculine, on est devant la sentence de l’association "Ni putes ni soumises" qui plaît bien des meneurs des exclusions dont sont une catégorie de jeunes toute désignée aussi en "Racaille". Après l’affaire du voile porté par des fonctionnaires de la république laïque, voila la Burqa dans l’espace collectif d’une nation à forte communauté musulmane.

Après l’affaire du voile porté par des fonctionnaires de la république laïque, voila la Burqa dans l’espace collectif d’une nation à forte communauté musulmane.

Assimiler tout musulman à islamiste relève d’une confusion où les concepts ne sont pas déterminés dans la faculté langagière. Le premier est le croyant en Allah et peut ou ne pas s’adonner aux rites et suivre les préceptes. Le second est un militant propagandiste, souvent adepte d’une pratique rigoriste de cette religion qui est à l’épreuve de la modernité. Il se trouve souvent face à des rapports inadéquats avec autrui et son environnement, et se particularise par son apparence physique. Le port de la Burqa par la femme islamiste (qui n’est la simple musulmane), n’a rien d’une excentricité. Elle une déclaration et un affichage ostentatoire de la sphère confessionnelle, dans le cadre collectif qui a droit de faire reculer les préalables pour une harmonie sociétale. Mais delà à incriminer l’homme à vouloir l’imposer à la femme, c’est en France encore une diabolisation de plus de tous les perclus rejetés en marge de la république. A regarder les conditions ségrégationnistes qui accablent de moult frustrations les jeunes garçons issus des anciennes populations de l’immigration, une criminalisation de plus…

A entendre madame Fadéla Amara, attribuer le port du voile intégral (alias la Burqa, le Djlebab ou bien le Niqab en complément du hidjab) à uniquement une pression masculine, il est plus question de son attribut habituel, d’avoir mené des diatribes comme les garçons qu’elle a toujours côtoyés. Puis amadouant légèrement son propos, elle désigne des intégristes qui seraient opérationnels parmi les musulmans de France. Le rôle de la femme dans le prosélytisme islamiste n’existerait pas. Il y a un raccourci entre l’image visible dans les rues et les médias, du couple où l’homme est djellaba et la femme enveloppée dans l’ample voile qui va de masquer le visage au moins partie de peau, y compris les ongles. Pourtant quand il s’agit de femmes seules, c’est bien une décision, comme une adhésion, personnelle d’adoption d’une protection à l’égard des regards convoiteurs.

L’insulte gratuite de Mme la secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville à un citoyen, parmi ceux ciblés par son association... L’homme n’a aucune défense face à l’autorité !

Il y a toute la fumeuse stigmatisation de l’être masculin et un mépris criard envers la gente féminine perçue comme éternellement incapable de décider de son accoutrement et de ses convictions. L’association « Ni putes ni soumises » qui l’a propulsée au devant de la scène politique hexagonale, a seulement basé son action sur ce dénigrement de la racaille où se retrouvent d’autres précurseurs de la diabolisation de la racaille…

Fadéla Amara, vue par les siens, ceux qu’elle ne cesse de stigmatiser.

La convertie

AUNCUNE PARODIE NE POURRA MIEUX FAIRE : La parodie qui déchire

Ayant des attaches certains avec la communauté géographique et ethnique dont elle est issue, la secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, apporte l’eau au moulin des pourfendeurs des jeunes français ayant des origines étrangères, c’est-à-dire les victimes potentielles, de part leur nombre. Et c’est ainsi qu’elle s’est opposée aux statiques ethniques comme nombreux socialistes et les satellites qui leurs affidés, voulues par Yazid Sabeg, commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances. La droite française a ainsi des profils de la gauche qui lui conviennent, mais se sont trompés de chapelle politique. A propos des objections pour ces statistiques, le maintien du black-out ainsi que la volonté de désarmer toutes perspectives qui décèlent qui ont le moins (ou le plus) accès aux boulots, aux logements, aux loisirs, à l’éducation, aux services publics etc.

Heureusement que l’écoute d’avis établis dans leur inébranlable cache-misère intellectuelle, n’est pas généralement la seule admise malgré son officialité. 32 députés, issus des 4 tendances politiques siégeant au parlement (17 UMP, 11 PS, 2 Nouveau Centre (NC) et 2 GDR, Gauche Démocratique et Républicaine, soit un PCF, et probablement un Vert), vont enquêter pendant 6 mois pour dégager le consensus national auquel une législation fixera les champs sociaux, publics et privés, où cette tenue féminine de l’islam rigoriste sera bannie ou tolérée. Les noms des députés ne sont pas encore connus, la certitude que le président de la mission sera de l’opposition et le rapporteur de la majorité a été avancée. Le président pourrait donc être André Gerin (PCF), puisque le député-maire de Vénissieux est à l’origine de la résolution déposée.

Fraîchement, un décret du Premier ministre interdisant aux participants à des manifestations publiques avec intention de dissimuler volontairement leur visage, notamment avec une cagoule, pour ne pas être identifiés, a été publié samedi le 20 juin 2009, au Journal officiel. Ce texte compte donner l’outil nécessaire pour appréhender d’éventuels casseurs. Mais il conforte l’idée du tout sécuritaire cher à la droite qui, d’un texte à l’autre depuis qu’elle est au pouvoir avec Sarkozy, compte et espère mater certains mouvements sociaux, à fortes contestations politiques, qui lui sont opposés.

La branche maghrébine d’Al-Qaïda n’a pas apprécié les propos de Nicolas Sarkozy, du 22 juin dernier au Congrès, disant que la Burqa "n’était pas la bienvenue en France." C’est le centre américain "SITE", citant des forums djihadistes sur internet qui a rapporté l’information. Ce site est spécialisé dans la recherche et le dépistage de l’activité sur internet des organisations terroristes. L’ingérence des utilisateurs de sites web arabes qui ont une appartenance à ce qui est l’idéologie islamiste, ne s’est pas fait attendre. Nombreux ont marqué leur hostilité au regard que porte la France à cet accoutrement digne d’être considérée comme une prison ambulante.