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Insignifiants projets des partis en lice aux législatives algériennes 2017



Des programmes copiés-collés servis par des opportunistes alignés au système décadent


lundi 20 février 2017
par Damien Djamel Bouch’Raf


Des programmes vides, sinon plagier l’un sur l’autre. Voilà ce que montrent les partis algériens pour les prochaines législatives. Aucune ébauche sur l’éducation, l’avenir énergétique, l’agriculture, l’industrialisation ainsi que sur le commerce intérieur ou bien les échanges externes, n’est mise en exergue pour ressortir clairement des idées innovantes. Lamentablement, aucun crédit ne peut être accordé à une reproduction de la malsaine politique de Bouteflika, qui maintient une chape sur les libertés et la culture de l’éveil d’une émergence rédemptrice de l’édification nationale. Nous avons cherché d’éventuelles conceptions chez ceux qui boycottent et ceux qui sont lancés, peu d’éclatants échantillons...

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

L’imposture politique en Algérie n’est pas le propre du régime. Elle est aussi diffuse à tous les prétendants pour le remplacer. Nous avons quêté, parmi les opposants, d’une alternative, en l’occasion des prochaines législatives. Hélas, aucune perspective qui puisse comporter des propositions de changement. En vain, aucune recette majeure n’est finalement visible pour différencier aussi bien participants que les boycotteurs du pouvoir en place. La duperie collective est tellement choquante et phénoménale, avec un déficit de créativité, qu’il est insoutenable de croire à une quelconque vie partisane.


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Bouteflika ‫دعاء العهد المتين و الموثق الغليظ... par Populi-Scoop

Cette réalité est périlleuse, aucune organisation politique n’est en mesure, de ranimer le projet national égaré, avec le manque de génération pouvant récupérer le flambeau de l’édifiante révolution démocratique. Peu de propositions aspirent à surmonter la panne de la république rattrapée par l’étendue du désastre populiste et pétrifiant le débat que l’événement électoral suscite. Déplorable situation qui se présente à un pays livré à une foi sclérosée aux ambitions, sans relever le niveau modique qu’offrent les lectures des opinions en marche pour le prochain vote.

Revigorant d’anciens apparatchiks, l’ex diplomate Bouteflika, sortant de la traversée du désert en 1999, apporta la grande duperie de galvaniser l’islamisme. Ce qui est grandement un retour à la case départ, quand le FLN unique dirigiste rameuta l’Imam El-Ghazali lors de la décennie 80 de Chadli, pour castrer l’émancipation du peuple des superstitions. C’était pour garder la main de la malvoyance et de la fourberie…


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Une fois installé à la tête de l’Algérie, le raïs disait aux femmes de ne pas porter de mini-jupes pour ne pas offenser les croyants. Il se déclara contre l’arrêt du processus électoral en 1990/91 et alla même solliciter, le coupeur de poteaux d’électricité Mahfoud Nahnah, pour lui prêcher l’approbation divine pour son règne où éclata la corruption, comme jamais ne l’a tant encaissée l’Algérie que la criminalité islamiste venait de terrifiant durant une décennie.

Bouteflika n’est pas le seul à niveler vers le bas la démocratie, dans une gabegie de gouvernances ayant mis à genoux tant les libertés démocratiques que les génies pouvant le conduire à de meilleurs horizons… Uniquement en détournant la constitution pour spécificité paternaliste, lui arrogeant quatre mandatures, constitue le barrage à l’alternance. Cette accaparation du pouvoir n’a pas dérogé au cartel du parti FLN et à sa bureaucratie primaire incarnée ensuite par le RND. Remettant les institutions à l’exclusivité des castes de l’impunité et de la prédation économique.


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Les Algériens s’apprêtent à voter le 4 mai prochain, alors les préparatifs vont bon train. Les inscriptions des électeurs, la mise à jour des listes électorales, quoi que penseront les éternels lunatiques et autres opposants impénitents, l’administration est prise d’assaut dans certaines régions. Le flux des votants est appréciable selon des observateurs qui ne versent pas à la médisance gratuite. Pour d’autres témoins, demeurent encore les suspicions de truquage. Le système politico-administratif, décrié pour moult corruptions, est reconduit vers un même report.

La classe politique s’agite pour décrocher des signatures et d’éventuels sièges. Les partis courent pour se montrer compatibles avec les automatismes qui font marcher les institutions électives des assemblées populaires. En dupliquant un même programme pour chaque parti, l’alignement n’a aucune pertinence. Au portillon des sièges électoraux, celui qui caressera plus docilement le clan familial squattant la présidence, se verra récompenser du siège. Ainsi est pourvoir le dogme de la stabilité politique, encore sur la surchauffe terroriste menaçante, reste une ligne de conduite.


Bouteflika après la décennie rouge et noire par argotheme

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Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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