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Manifestation pour la paix visée par le plus grand attentat en Turquie

La responsabilité des dirigeants, même après le massacre dans la lenteur des secours, est désignée...

dimanche 11 octobre 2015
par Azouz Benhocine


Les islamistes qui dirigent la Turquie sont soupçonnés d’être derrière le double-attentat qui a frappé un rassemblement de l’opposition en faveur de la paix. D’une manière directe, les dirigeants de l’AKP ont favorisé la création du Daesh, qui a pris pieds en Syrie avec les terroristes opérant en Irak depuis l’invasion américaine.

Voir en ligne : Notre dossier : TURQUIE

Le mode opératoire de ces deux attentats qui ont frappé simultanément une foule d’opposants à l’islamisme, n’est pas nouveau. Après une première explosion visant un regroupement de citoyens, comme dans un marché ou une manifestation ou bien un stade, les fuyards se retrouvent en plein d’une autre et seconde bombe.


- Les Etats-Unis face au jeu de l’Arabie Saoudite et la Turquie en Syrie
- Double-jeu de la Turquie envers le Daesh !

Cette façon de frapper des islamo-terroristes est apparue en Algérie. pendant la décennie noire. Et elle est actuellement largement usitée par Boko-Haram au Nigeria. Ces deux attaques se sont produites au niveau d’un carrefour dans la capitale Ankara, lieu des anciennes gares de chemin de fer qui mènent aux provinces.

Les explosions ont eu lieu principalement près de la gare centrale d’Ankara. Elles ont été perpétrées par deux kamikazes, selon les services de sécurité turcs. Le lieu est des plus fréquentés de la ville et même de la Turquie. Quelques 200 trains transitent quotidiennement par cette station de la capitale.

Le ministre turc de la Santé a déclaré que les explosions ont fait 97 morts et 186 blessés, mais le bilan peut s’aggraver. En l’espace de deux heures après, le nombre de victimes est passé de 83 à 97. Plusieurs voix turques ont déclaré des accusations à l’égard du président turc en personne.

Beyza Ustün, femme députée du parti HDP, principal organisation d’opposition qui est dirigé par le dynamique Selahhatin Demirtas a publiquement, quelques heures après l’attentat qui est le plus meurtrier qu’ait connu le pays, désigné que le responsable des attentats est le président Tayyep Erdogan, reçu à Bruxelles la semaine dernière.

"Tous les indices montrent qu’il y a une implication de l’État même". Samim Akgonul, chercheur au CNRS et enseignant au département d’études turques à l’Université de Strasbourg

«  C’est la troisième fois que le scénario se produit. Le gouvernement pointe implicitement du doigt les Kurdes, mais le parti visé est dirigé par un Kurde et était rassemblé à Ankara pour défendre la paix. Nous connaissons la signature de ces attentats.  » a-t-elle précisé.

Nous avons à maintes fois soulevé que le président turc, dans l’espoir de rester au pouvoir, crée une situation d’instabilité. A l’image du nationalisme arabe qui a muté, celui de Turquie s’en prend aux Kurdes. Ce nationalisme fascisant est plus religieux que socialiste, tel qu’il se prétendait lors des mouvements de libération.

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