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Des népalaises proies sexuelles de diplomates saoudiens

Après le tremblement de terre au Népal, les charognards du Golf arabique

dimanche 13 septembre 2015
par Rebel Kazimir


Lundi 7 septembre, la police indienne investit un appartement situé à Gurgaon, une ville de la banlieue de la capitale, New-Delhi, pour le perquisitionner. Elle a libéré deux femmes après avoir reçu une alerte d’une ONG locale, dont le message a été rapporté par les médias locaux. Tout porte à croire qu’un diplomate saoudien vivant en Inde, est accusé d’avoir agressé sexuellement et torturé deux servantes.

Cette affaire tombe à un moment crucial du combat féministe en Inde. Elle réunit deux questions qui ont attiré l’attention d’un large public ces dernières années. D’abord, les problèmes que la police indienne a eu à traiter avec les viols des femmes à l’intérieur pays. Puis les mauvais traitements des travailleurs, notamment ressortissants indiens, domestiques dans de nombreuses régions d’Asie et du Moyen-Orient.

Ce n’est la première fois, les femmes asiatiques sont des proies de prédilection aux prédateurs sexuels saoudiens.
- Torturée, une salariée indienne, s’enfuit d’Arabie Saoudite.
- A qui est appliquée la peine au royaume qui abrite la tombe du prophète ?

En tant que diplomate, l’homme d’Arabie-Saoudite, n’a pas été identifié publiquement. Il jouit de l’immunité diplomatique qui le protègent de poursuites pénales. Mais il peut être expulsé si le gouvernement indien estime que les allégations sont fondées. La police de Gurgaon, où le diplomate vit, a remis son rapport d’enquête au ministère des Affaires extérieures qui la charge de la suite.

Les deux femmes victimes de ce prédateur sexuel, sont des népalaises originaires des zones rurales reculées. Elles ont été envoyées à Delhi cette année, par des agences d’emplois basées dans leur pays, le Népal. Ces deux femmes font partie d’un groupe de plus de 30, qque des agents de Katmandou cette année et envoyé dans le Golfe.

Les allées et venues des autres membres de ces employées de maisons sont encore inconnus. A toutes, ll leur avait été promis des emplois bien rémunérés dans le Golfe arabique, selon les militants qui ont pris en main leur cas.

Remontant leur parcours entre les mains du diplomate saoudien, elles avaient passé deux semaines à Jeddah, en Arabie Saoudite, avant d’être ramené à Delhi par leur employeur, qui un haut diplomate à l’ambassade du royaume à l’Inde. C’est là que leur calvaire a eu lieu.

L’abus a été exécuté pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que les deux femmes, âgés de 20 et 40 ans, ont été vues par un autre domestique nouvellement recruté. ce dernier a révélé la situation à une ONG qui a ensuite informé les autorités, selon la police indienne.

Viol d’une japonaise à Calcutta : l’émoi pour l’ampleur du fléau.

Avant de revenir au Népal, les deux femmes ont déclaré, devant un magistrat local, avoir été violées une première fois par leur employeur et plusieurs fois ça s’est avec jusqu’à par six hommes à la fois. Elles ont avoué avoir été privées de nourriture et d’eau potable, ainsi que d’avoir été menacées de violences.

La police a lancé une enquête officielle sur ces infractions en vertu des lois sur les différents viols collectif, les viols par leur employeur et pour agression sexuelle forcée et de contre nature, outre les enlèvements de personnes. Leurs révélations ont été rapportées par les médias locaux.

L’agence de nouvelles indiennes "IANS" a rapporté que l’ambassade d’Arabie Saoudite à Delhi a rejeté les allégations comme « complètement fausses ». Elle a soutenu des réponses contraires aux faits retenus par la police indienne. Et aucune arrestation n’a été faite sur cette affaire qui n’est pas première.

En Juillet, la police de l’aéroport principal de Delhi a arrêté deux membres du personnel des compagnies aériennes et deux trafiquants présumés. Ils accompagnaient 21 jeunes femmes népalaises, sept de l’aéroport ont été conduites sur ​​un vol à destination de Dubaï. Le reste a séjourné dans un hôtel de la capitale indienne. La plupart des femmes venaient des zones dévastées par en Avril dernier le tremblement de terre au Népal.

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