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Journalistes d’Al-Jazzera en Egypte, une mission pour des frères dans l’islam.



L’hégémonie médiatique du Qatar au service de l’islamisme


lundi 31 août 2015
par Azouz Benhocine


Les contenus que construisent certains journalistes d’Al-Jazeerra dans leurs reportages ne sont pas des ratages. Leurs appréhensions, des violences de saccages et de crimes terroristes, justifient ces actes répréhensibles et délictuels en protestations à la dictature. L’Egypte est exposée aux interventions de connivences d’islamistes exerçant leur métier dans les médias, ils ont la manie soucieuse de satisfaire leur l’employeur le « Qatar » qui mène une stratégie d’hégémonie. Et l’écartement des « frères musulmans », une secte de l’islam sunnite agissant une association savante et une confrérie politisée, du pouvoir au Caire, leur fait prendre position...

Les militaires qui décident de sauver leurs pays du terrorisme, comme en Algérie et en Egypte, s’occupent, malgré eux et dans une adversité pernicieuse, d’une mission suite à une alerte qui aidentifié la crise politique qui a déclenché la reprise en main des affaires par l’institution militaire. En l’absence d’un équilibre politique, l’agressivité islamiste est incontrôlable. Mais la chaîne Qatari est là pour déconstruire la prise du pouvoir par les militaires, en soutenant les « salafistes » et autres obscurantistes armés qui ne sont pourtant pas leurs seuls opposants, les autres opinions sont leurs victimes.


- El-Jazeerra fait la propagande d’Enusra de Syrie : par Djamal Benmerad.
- AL JAZEERA, ARME DE DESTRUCTION MASSIVE : par Azouz Benhocine.

La langue arabe est une méga-force pour s’adresser aux peuples qui s’expriment et communiquent avec le même idiome. En Egypte, l’anglais est plus effacé que le français en Algérie où bien nombreuses activités, et même des services publics se font encore avec la langue de l’ancienne métropole coloniale. Même chez les journalistes dans l’ensemble des pays arabes, à l’exception du Liban, trouver un anglophone capable de couvrir les faits du pays relève de difficultés, surtout si des lignes éditoriales laïques et anti-islamistes les recherchent. Les médias internationaux optent donc à installer des équipes sur place.

La place de la TV, dans les foyers humains, est un lourd audimat médiatique. C’est à la fois une bibliothèque culturelle et une source d’informations irremplaçable. Des prolongements d’Al-Jazzera sont parvenus à glaner de notables et fidèles fréquentations en auditeurs permanents, comme Echourouk et Ennahar en Algérie. La langue nationale où le repère de l’islam a des velléités de subversion que la théologie a rendu « Halal » des exigences réactionnaires comme les comportements vestimentaires faisant réprimande aux femmes.

Un tribunal égyptien a condamné trois journalistes, d’Al-Jazzera en anglais, à trois ans de prison le samedi, 29 août, pour la diffusion de « fausses nouvelles ». Ce qui a suscité un tollé international qui souligne la façon dont les autorités piétinent la liberté d’expression, notamment celle due à la presse. Le général à la tête du pays, devenu politicien, Abdel-Fattah Al-Sisi est un sanguinaire selon les islamistes et nombreux puissants médias internationaux. Défendant ses employés, la chaîne du Qatar qui tient ce discours, va également faire appel du verdict, une fois que le tribunal libère toute sa décision dans les 30 prochains jours.

Les deux présents en Egypte ont été libérés sous caution dans un procès commencé en juillet 2013, le troisième journaliste australien a été condamné lui aussi mais a été déjà extradé. Les 3 espèrent demander pardon au président, pour des errements islamistes...

L’éviction en 2013 du président islamiste Mohamed Morsy, par les militaires acculés par le blocage institutionnel des « Frères musulmans », a été depuis, un bras de fer avec les journalistes d’Al-Jazzera. Le sort des islamistes égyptiens mettait en conflit les présentateurs des faits et les autorités, voire la justice qui vit une immense pression avec les attentats qui vise les magistrats.

En effet, une nouvelle loi anti-terrorisme a été publiée, quelques semaines avant ce derniers procès. Elle établit un ensemble rigoureux de peines, y compris envers les journalistes qui ne suivent pas les communiqués officiels du gouvernement en matière de sécurité. L’enjeu capital pour lequel Al-Sissi est parvenu au pouvoir est justement l’insécurité que les médias, au personnel pro-islamiste. La nouvelle loi et le verdict ont attiré les critiques des diplomates, des défenseurs de la liberté de la presse et des organisations de droits humains.

Le reproche de la justice égyptienne qui a motivé sa décision de condamnation à la prison, est que ces 3 accusés n’avaient pas été enregistrés auprès du syndicat des journalistes du pays, chargé de recueillir les déclarations de présence de reporters dans le pays. La cour a également pour argument, les journalistes d’Al-Jazzera avaient des équipements qui ne répondent pas à l’exigence de la sécurité, voire pouvant servir la cause des « frères évincés ». La charge de diffusion de « fausses nouvelles » sur la chaîne nommément désignée est étayée par des exemples. Et enfin les employés d’Al-Jazzera ont utilisé un hôtel comme un point, secret et sans autorisation afin de donner la parole aux terroristes, et la propagation de couverture tronquée des faits.

411 jours de prison pour leur soutien présumé à l’opposition islamiste, Mohamad Fahmy (canadien) et Baher Mohamed (égyptien) ont été libérés, ce jeudi sous caution, sur ordre du juge dans l’attente de la prochaine audience.

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