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Souvenir d’un crash sous la responsabilité d’Air-Algérie



L’erreur humaine incombe à la compagnie chargée du transfert des passagers


lundi 27 juillet 2015
par jaco


Selon les dernières expertises du crash du AH 5017, l’avion affrété par Air-Algérie et tombé à pic d’une très haute altitude dans une zone du sud du Mali, voilà un an : le 24 juillet 2014, les pilotes n’ont pas effectué une manœuvre manuelle nécessaire pour assurer la pressurisation, vu que l’appareil était en haute atmosphère. La responsabilité de la compagnie algérienne est établie. Air-Algérie est partie signataire, dotée d’assurance, pour les contrats innommés que sont les titres des 116 voyageurs qui y ont péri.

Jeudi, 24 juillet 2015, des cérémonies ont été organisées à Paris au jardin de Luxembourg, au sud du Mali sur le lieu même où les débris de l’avion ont été retrouvés. Et même à l’aéroport de la capitale, Ouagadougou, la capitale du Burkina-Faso d’où l’avion a commencé son périple qui devait se terminer au Québec, ainsi qu’en Algérie, avant tous les pays, un moment de commémoration de cette catastrophe a été organisé.

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Air-Algérie assume complètement sa responsabilité et se fait représenter dans le parcours juridique que tiennent les familles des victimes. 51 français et 6 membres de l’équipage, sont la majorité à être en habilité de représenter la totalité devant la justice. La procédure d’indemnisation est quasiment un droit pour ceux qui ont perdu des personnes.

Depuis l’affaire du MD-83 d’Austral Líneas Aéreas en mars 2008, parti de Buenos Aires pour la France qui s’est écrasé en océan, l’action devant les tribunaux a fixé une forme de jurisprudence pour compenser rapidement les ayant-droits. L’indemnisation ne remplace en rien l’être cher décédé, mais atténue grandement la douleur.

Certains pays ont des législations plus actives en la matière. Alors si la compagnie algérienne reconnait sa responsabilité, elle est aussi en droit de négocier le pactole de l’indemnisation. Mais ce qui se pose aussi la répartition entre les bénéficiaires.

Passagers par nationalité
Nationalité Passagers et équipage
Drapeau de la France France 51
Drapeau de la France France Drapeau du Cameroun Cameroun 1
Drapeau de la France France Drapeau du Chili Chili 1
Drapeau de la France France Drapeau du Mali Mali 1
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso 28
Drapeau du Liban Liban 6
Drapeau de l'Espagne Espagne
(équipage)
6
Drapeau de l'Algérie Algérie 6
Drapeau du Canada Canada 5
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 4
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 2
Drapeau de la Belgique Belgique 1
Drapeau du Nigeria Nigeria 1
Drapeau de l'Égypte Égypte 1
Drapeau de la Suisse Suisse 1
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1
Total à bord 116

L’enquête ouverte en France, confiée à deux juges, juste aux premiers jours de l’accident, est aussi la plus dynamique. Mais 7 des cas des représentants des victimes, ont préféré porter l’affaire devant la justice canadienne. Cette dernière porte, à leurs yeux, davantage de promptitude pour tenir un procès et trancher.

L’attente que la justice du Québec se prononce sur sa compétence, qui peut être prise avant la fin de l’année. Elle n’est pas acquise, voilà déjà une année que le malheur a frappé. Dans le cas où les magistrats concernés, au Canada, jugent qu’ils ne disposent pas de suffisamment d’éléments, par rapport à leurs collègues d’Algérie, de France ou du Burkina-Faso, ils peuvent s’en dessaisir.

L'avion impliqué est un MD-83 appartenant à la flotte de la compagnie Swiftair (ici à l'aéroport de Madrid en 2013).
«  McDonnell Douglas MD-83 Swiftair EC-LTV (8415403452)  » par CurimediaMcDonnell Douglas MD-83 Swiftair EC-LTV Uploaded by Dura-Ace. Sous licence CC BY 2.0 via Wikimedia Commons.

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