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La stabilité en Libye bute sur le chantage de "Fajr-Libya"



Les islamistes alliés avec des miliciens armés occupent Tripoli


mardi 14 juillet 2015
par Azouz Benhocine


Depuis la chute du tyran et son lynchage public, la Libye a sombré dans le désordre. Les révoltés n’avaient pas idée de l’avenir de l’Etat qui les fédéraliserait ? L’opportunité est donnée à des hordes de miliciens, de ne pas vouloir rendre les armes et de contrôler des territoires. Telle est la situation actuelle, des milices islamistes occupent Tripoli, après avoir chassé les élus sortis du vote de 2014.

Voir en ligne : Notre dossier : LIBYE

Les députés des dernières élections siègent à Toubrouk, depuis la fin même du vote. Ils peinent à chasser des rivaux bien armés et adhérents aux thèses des Frères Musulmans qui squattent les institutions de la capitale. Ainsi que la présence des terroristes qui ont champ libre, partout dans le pays, de l’AQMI ou de l’EI (Etat Islamique). En matière de sécurité, la Libye est maintenant un bastion d’où les films du Daesh ont montré les travailleurs chrétiens égorgés en bord de mer…

Notre dernier sujet, qui concerne l’insécurité en Libye
- La Tunisie : de l’Etat d’urgence à la construction d’un mur côté Libye.

Pour savoir un peu plus sur la LIbye
- La Libye et les bombes humanitaires
- La Libye est sur le point d’être contrôlée par le Daesh

Le chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (UNISMIL) Bernardino Leon a noté que la porte reste ouverte pour discuter de questions litigieuses, à propos d’un accord d’où s’absente « Fajr Libya ». Cette dernière est l’alliance entre des miliciens armés et des islamistes, qui les représentent sur la sphère politique, refuse les résultats des élections.

Le fragile échiquier politique local a été à la vérité des urnes. Des attentats ont visé des démocrates dont l’assassinat de Salwa Bougaighis, il y a un peu d’un an.

L’Algérie dans une dépêche de l’APS, se référant au communiqué de la présidence, salue les accords de Skhirat.

Les pays voisins, notamment le Maroc et l’Algérie se sont plus accoudés pour une fois, que de se mettre en concurrence. Ces deux pays du Maghreb organisèrent, peut-être pas conjointement, les mêmes séances de regrouper les parties libyennes en conflit. Le jusqu’au bout des négociations entre les acteurs présents sur le terrain libyen, met l’organisation « Fajr-Libya » sur le banc des accusés, même leurs politiciens vertigineux se disent islamistes modérés…

Plusieurs parties et les membres de la société civile, se sont réunis dans la station balnéaire marocaine de Skhirat, le samedi 11-12 juillet 2015, comme forces politiques libyennes. Ils ont signé un accord de paix, un projet de consensus inter-libyens suivi même par l’ONU, pour mettre fin à la guerre civile qui frappe cette nation d’Afrique du Nord.

Déjà quatre longues années d’instabilité où les islamistes locaux et les restants des milices dites « révolutionnaires », s’imposent en dehors de la légalité d’un vote. Delà se simplifie l’équation libyenne, à « Fajr-Libya » qui refuse de signer… Si l’avenir du terrorisme dans cette région donnant sur l’Afrique et le Moyen-Orient ne préoccupe pas les occidentaux, l’immigration cependant s’oriente vers la Grèce et en l’Italie…

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